Loïc Nottet est prêt

Loic Nottet 4 - credit Zeb Daemen

Le chanteur carolo de 20 ans a présenté lundi à la presse son premier album à paraître le 31 mars.
On peut réellement parler d’un phénomène Loïc Nottet quand on pense qu’après avoir publié deux chansons seulement depuis 2015, il est déjà à même de vendre plus de 10.000 tickets pour une tournée à venir. Ses deux concerts à l’AB et celui, cet automne, à Forest National, sont depuis longtemps complets. On parle d’une deuxième date forestoise, en plus de sa présence aux Francofolies de Spa, sur la grande scène. Car les fans savent que son show sera un grand spectacle où la danse aura sa place.

Alice On The Roof, sur base d’une seule chanson, a aussi bénéficié d’un tel engouement. Mustii aussi, avant même d’avoir sorti son premier album.

Le jeune Carolo de 20 ans, révélé par l’émission «The Voice Belgique» dont il fut finaliste de la troisième saison, en 2015 est donc très attendu. Et pas qu’en Belgique puisqu’après son excellente quatrième place au Concours Eurovision, le 23 mai de la même année, avec le titre «Rhythm Inside», il a attiré l’attention des producteurs de l’émission de TF1, «Danse avec les stars». Emission qu’il a emportée le 23 décembre 2015. Depuis, signé sur Sony Music via le label Vangarde de Dimitri Borrey, le manager de Stromae qui est devenu le sien, il travaille à ce premier album dont on a pu entendre l’intégralité, lundi après-midi aux studios ICP d’Ixelles. Intitulé The Reign of Selfocracy, il reflète à la fois les interrogations d’un jeune homme d’aujourd’hui, sous le règne du selfie et ce même jeune homme face à un miroir, se posant une montagne de questions sur son apparence, ses différences, ses illusions…

Conçu comme un film, avec une introduction instrumentale et un grand final, ce disque ne cache pas ses ambitions: le son est hyper produit (par le trio Luuk Cox, Ico et Alexandre Germys), on a plus d’une fois l’impression d’entendre un disque de variété internationale, quelque part entre Katy Perry et P!nk. La voix de Loïc est parfois noyée dans les choeurs. Le beat est puissant (“Team 8″), on a même du Michael Jackson dans «Mud Blood». Mais il y a aussi des titres plus calmes, où la personnalité de Loïc apparaît mieux, comme «Million Eyes», «Poison» ou «Cure» où le chanteur avoue que la musique agit sur lui comme une thérapie. Entre conte disneyen et musiques de films mainstream, Loïc existe malgré tout. Il faudra seulement que sur scène, il ne soit pas noyé dans une production trop grandiloquente.

Il a tenu à venir chanter trois chansons, accompagné par le seul piano et là, on se rend compte que sa voix, puissante et claire, réellement impressionnante, se suffit à elle-même. Après «Million Eyes» et «Mud Blood», il nous a même fait le cadeau d’une très belle reprise de LP, un «Lost On You» qui lui va comme un gant. LP qui, elle aussi, aime afficher sa différence. Loïc vient donc avec un album très personnel, aux visées internationales évidentes. On comprend aisément pourquoi le manager de Stromae s’y est tout de suite intéressé…

THIERRY COLJON
PHOTO ZEB DAEMEN

Loïc Nottet, «The Reign Of Selfocracy» (Vangarde-Sony Music). Sortie le 31 mars.


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