Kendrick Lamar dévoile les grandes lignes de son « très urgent » prochain album

AFP

Après le très engagé « To Pimp a Butterfly », sorti en 2015, et sa compilation d’ancien morceaux « Untitled Unmastered » en 2016, le rappeur de Compton compte une nouvelle fois réagir à l’actualité avec un prochain opus imminent.
Cette semaine, le T magazine sortait une interview grand angle de Kendrick Lamar, qui en fait la couverture. Dans cet entretien, il parle tout d’abord du message de ses anciens albums. « Franchement, je pensais que seul les membres de ma communauté comprendraient Good Kid m.A.A.D. City », avoue-t-il au journaliste. Mais son message de révolte se sera répandu dans le monde entier, ce qui l’encouragera à parler de ses préoccupations dans ses disques. Aujourd’hui, quand on lui demande ce qu’il a en tête, voilà ce qu’il répond :
« Maintenant que les caprices ont disparu au cours des derniers mois, mon objectif est de me rapprocher de ma communauté et des autres communautés dans le monde, revenir aux bases. Sur To Pimp a Butterfly, il s’agissait de résoudre un problème. Je me sens maintenant quelque part où je n’adresse plus le problème. Nous vivons à une époque où l’on exclut une composante beaucoup plus importante que tout ça, appelée la vie : Dieu. Personne n’en parle parce qu’il est presque en conflit avec ce qu’il se passe dans le monde quand il s’agit de politique, du gouvernement, du système. »
Et un autre thème qui préoccupe le rappeur (qui se définit plus comme un écrivain) est la paternité :
« Un jour, je pourrais avoir une petite fille. Elle grandira. Elle sera un enfant que j’adore, que j’aimerai toujours, mais elle atteindra un jour un stade où elle commencera à expérimenter des choses. Elle dira ou fera des choses que vous ne pourrez pas cautionner, mais ce sera la réalité, sa réalité, et vous avez toujours su qu’elle finirait par en arriver là. Ça sera troublant, mais vous devrez l’accepter. Vous devez l’accepter et avoir vos propres solutions pour savoir comment gérer les mesures que vous prendrez par rapport à ça. »
« Quand je dis « petite fille », il s’agit de l’analogie d’accepter le moment où celle-ci grandit. Nous aimons les femmes, nous nous réjouissons de leur entreprise. À un moment donné dans le temps, je peux avoir une petite fille qui grandit et me parle de ses engagements avec un autre partenaire de vie, des choses que la plupart des hommes ne veulent pas entendre. Apprendre à accepter, et ne pas fuir, voilà comment je veux que cet album se ressente. »
SIMON BREEM (st)


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