Le Dé, Scylla: le rap belge est de sortie

le dé

Le mois de mars se sera révélé plus que savoureux en matière de rap belge. Après le deuxième (brillant) album de Roméo Elvis et la sortie mouvementée d’un freestyle rassemblant 17 rappeurs belges, c’est Le Dé et Scylla qui sortent respectivement un deuxième et troisième titre de leur prochain projet.

Pour ceux qui n’auraient jamais croisé Le Dé, on pourrait le décrire comme une espèce de white-trash aux allures de chômeur liégeois tout droit sorti d’un film des frères Dardenne. Fan d’instrumentaux pleins de basse sensuelle et de guitare électrique empreints de rhythm and blues, ses rimes se font humoristiques et pleines de références belgo-belges. Son premier EP Delta.Plane sorti (trop) discrètement l’année passée est provoquant et technique à souhait, et on y retrouve les tout aussi agressifs Swing et Primero de L’Or du Commun :

Les fans étaient donc plus qu’excités lorsque, début mars, le rappeur dévoilait « Nitro », le premier titre de son prochain album Napalm dû pour le 7 avril. Une promo à l’ancienne, requérant une inscription par mail et improvisée suite à l’annulation d’un concert prévu dans la ville natale du
emcee. Dans ce premier titre, Le Dé se fait dense et planant et chante de sa voix doucereuse, comme il le faisait sur son premier EP. En attendant la sortie de l’album, vous pouvez déjà retrouver les paroles qui ont été publiées sur le site Genius.

Après ce teasing impromptu, Le Dé revient en fin de mois avec le premier extrait officiellement publié de son album : “Momentum”. Le refrain soyeux s’y mêle au premier couplet, dans une superposition osée mais réussie. Cru et violent à souhait, le emcee a fait tellement de chemin depuis son “4000″ qu’il se retrouve tout habillé dans la mer du Nord.

Du côté de Bruxelles, c’est Scylla qui se montre bien généreux ces derniers mois. Après « Qui suis-je » et « Enchanté », la brute épaisse du rap belge sort « Vivre », deux jours avant la sortie de son album et son concert sold out au Cirque Royal. Plus mélancolique que jamais, Scylla y aborde son enfance compliquée et s’adresse à sa mère disparue dans un titre dont il aimerait qu’il soit « celui dont on se souvienne dans sa carrière ».

SIMON BREEM (st.)


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1 commentaire

  1. Pascal

    6 avril 2017 à 20 h 11 min

    L’article est simple, claire et synthétique.
    Merci pour cette lecture
    https://jazzpower.tv/

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