Les Pet Shop Boys en apothéose du BSF

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Les feux du BSF et des Pet Shop Boys se sont éteints, sur le coup de minuit quart dans la nuit de mardi à mercredi, clôturant une seizième édition qui aura attiré plus de 115.000 personnes en dix jours.
C’était annoncé comme le clou du spectacle et ce le fut. Le BSF n’était pas peu fier de proposer à son programme, en clôture, les pères de l’électro-pop des années 80, les Pet Shop Boys que l’on n’avait plus vus à Bruxelles depuis le 26 juin 2002 au Cirque royal.
Les organisateurs avaient même accepté toutes les exigences de la production anglaise pour ce feu d’artifice final, comme de déplacer la tour technique rien que pour eux ou leur laisser plus de 80 minutes après le concert de Goldfrapp pour installer le décor qui, pour ce concert d’une heure trois quarts, allait illuminer la place des Palais. Ecran géant et lasers à gogo ont décoré les tubes du duo qui s’intitulent “Opportunities (Let’s Make Lots Of Money)”, “Left To My Own Devices”, “West End Girls”, “Go West’, “It’s a Sin”, pour terminer par “Always On My Mind”.
Les casques sont là pour rappeler ce que leur doivent les Daft Punk. La pop dansante des Pet Shop Boys n’a pas pris une ride grâce à ce son boosté aux hormones qui fut mardi de grande qualité. Neil Tennant, toujours élégant, n’a rien perdu de sa belle voix alors que Chris Lowe reste comme d’habitude planqué derrière ses claviers.
115.000 pour 2017
Ainsi s’est terminé, sous un ciel clément, une seizième édition qui aura attiré 115.000 personnes (dont 14.000 passes dix jours), autant que l’an dernier mais un peu moins que l’édition de 2015 et ses 120.000 spectateurs. S’il est vrai que certains concerts au Magic Mirrors ou à la Madeleine furent loin de faire le plein, le BSF peut être satisfait d’avoir été suivi sur une programmation qui, à quelques exceptions près, n’a pas misé sur des noms forcément populaires. On retiendra surtout la soirée Jain au Mont des Arts et celle réunissant, place des Palais, Ozark Henry, The Divine Comedy et Feist. Le BSF, en tout cas, a trouvé son style et son rythme de croisière avec son affiche très équilibrée cherchant à trancher avec les autres festivals. Cette différence, en plus de sa localisation idéale en plein coeur de la ville, paie.
THIERRY COLJON
PHOTO SYLVAIN PIRAUX.


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