Run the Jewels, le coup de poing américain

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Il y a un peu plus de six mois, le duo hip-hop avait mis un boxon pas possible à l’Ancienne Belgique. C’est donc logiquement que Run the Jewels revenait sur les lieux du crime pour deux soirées archi sold out.

Supergroupe hip-hop comprenant le vétéran d’Atlanta Killer Mike et le producteur new-yorkais El-P, Run the Jewels a trouvé une formule à même de rameuter jusqu’aux fans de rock à leurs concerts : énergie punk, beats quasiment indus, flows survoltés. Depuis la sortie de leur troisième album en janvier dernier, ils n’ont eu de cesse de tourner, de clubs en festivals, relevant les morts et les fatigués de la vie partout où ils passent.

C’est que le duo bastonne et a de l’énergie à refourguer. On s’en est aperçu en avril dernier, déjà dans cette salle du boulevard Anspach qui affichait par deux fois complets ces dimanche et lundi. Et ça n’a pas manqué. Arrivée sur le « We Are The Champions » de Queen, ambiance survoltée, salle moite et enfumée, gros son et les deux rappeurs d’en rajouter, de relancer la machine, de ne jamais laisser la tension rebaisser. Enfin, presque…

C’est que malgré la force des titres, la ferveur du public et l’énergie des MC’s, RTJ propose un set finalement très (très) (TRES!) cadré. Une heure quart de show, pas une seconde de plus, des tracks ne dépassant jamais les 3 minutes 30 (alors qu’ils pourraient se et nous faire plaisir), le rappel lancé par le duo finaud dès la fin du titre final quand il demande au public de scander « RTJ » jusqu’à plus soif, ce qui leur permet de revenir aisément pour un final qui s’interrompra abruptement sur le « Stop ! » du « Where is my mind ? » des Pixies. Une manière sympa de dire qu’il faut maintenant dégager qui fait ressortir un côté businesss as usual un peu dérangeant. Tout comme ces demandes répétées, même si avec le sourire, de ne pas fumer dans la salle. Si même les rappeurs s’y mettent…

A part ça, on ne va pas non plus bouder notre plaisir. Run the Jewels a offert un concert impeccable, moins puissant qu’en avril, certes (une question de setlist aussi…), mais qui reste au-dessus du lot. Un des meilleurs groupes à voir en live ces jours-ci, clairement. Même si on aurait aimé un peu plus de générosité.

DIDIER ZACHARIE

SETLIST DU CONCERT DU LUNDI: INTRO We Are The Champions/ Talk To Me/ Legend Has It/ Call Ticketron/ Blockbuster Night Part I/ Oh My Darling Don’t Cry/ 36 Chain/ Stay Gold/ Don’t Get Captured/ Panther Like A Panther/ Nobody Speak/ Pew Pew Pew Intro/ Close Your Eyes (And Count To Fuck)/ Hey Kids (Bumaye)/ Sea Legs/ 2100/ A Report To The Shareholders/ Thursday In The Danger Room RAPPEL: A Christmas Fucking Miracle/ Angel Duster

Journaliste lesoir.be

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