Le sombre monde enchanté de Gorillaz

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Le seul concert belge de l’année pour Gorillaz, c’était ce mercredi à Forest National. Mais la bande à Damon revient à Rock Werchter le 5 juillet 2018.
Cela fait sept ans qu’on attendait ça: le retour sur une scène belge de Gorillaz, le groupe cartoonesque de Damon Albarn et Jamie Hewlett. Il n’est pas encore 20 heures, et la salle loin d’être remplie, quand déboule la pile électrique Little Simz, la dernière découverte en date de maître Damon. La rappeuse anglaise ne manquera d’ailleurs pas, après son set explosif, de rejoindre la troupe et renforcer les De La Soul, Peven Everett, Bootie Brown, Zebra Katz et autre Jamie Principle, invités de la tournée à laquelle ceux-ci lui donnent un ton plus hip-hop que jamais.

Mais le chanteur de Blur connaît son public et sait qu’il ne peut lui faire davantage plaisir qu’en puisant à huit reprises dans l’album Demon Days. Le dernier Humanz n’est pas oublié bien sûr et les versions scéniques sont d’ailleurs encore plus convaincantes que sur disque.
Avec ses six choristes, Gorillaz avance comme une formidable armada. Le son, un peu juste au début, se clarifie rapidement et la fête peut commencer. Car c’est ça, la marque Gorillaz. On danse et on chante sur un monde en faillite dessiné par l’apocalyptique Jamie Hewlett. On sombre mais on s’en fout, on se défoule avant l’hallali. La mort, même pas peur. De toute façon, on est contre. Et Damon s’amuse comme un fou, monopolisant tous les regards.

Malin comme un singe, il puise à cinq reprises dans ce premier album fondateur, ouvrant par “M1 A1″, ressuscitant “Punk” à la hache, balançant “Tomorrow Comes Today” et “19-2000″, sans oublier, en rappel l’indispensable “Clint Eastwood”.

Alors bien sûr, on n’a pas eu droit à tous les invités de marque présents le 10 juin au Dreamland de Margate. Bien sûr, ce show est loin de faire oublier le précédent avec Bobbie Womack (auquel “Stylo” rendra hommage sur fond de clip avec Bruce Willis), Neneh Cherry et les deux Clash. Bien sûr, le concert d’Amsterdam, au Ziggo Dome mardi, a offert deux morceaux en plus. Mais bon, tant pis, on a quand même pris son pied mercredi à Forest. Et c’est déjà pas si mal en ces temps démoralisants…

THIERRY COLJON

SETLISTE
M1 A1
Last Living Souls
Rhinestone Eyes
Tomorrow Comes Today
Every Planet We Reach Is Dead
Saturnz Barz
19-2000
On Melancholy Hill
El Mañana
Dirty Harry
Strobelite
Andromeda
Sex Murder Party
Out of Body
Garage Palace
Punk
Stylo
Feel Good Inc.
We Got the Power
Hong Kong
Kids With Guns
Clint Eastwood
Don’t Get Lost in Heaven
Demon Days


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