Mountain Bike, dernier run

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Mardi à l’AB, le groupe bruxellois donnait son ultime concert avant une pause « de longue durée ». Temporaire ou définitive, on verra ! Mais ce live, on n’allait quand même pas non plus le rater, n’est-ce pas ?

Petit rappel préalable pour bien situer le décor, ou plus exactement l’atmosphère… Le 17 octobre dernier, voici ce que publiait le groupe sur sa page Facebook : « Salut ! Alors voilà, on a décidé de mettre Mountain Bike en pause longue durée. On dit pause parce qu’il est difficile de savoir ce que l’avenir nous réserve mais il est possible que le groupe ne reprenne tout simplement pas. Nous avons eu beaucoup de chance de vous connaître, de vous voir à nos concerts et de passer du bon temps avec vous. Comme nous avons toujours considéré la musique comme un plaisir et pas comme un boulot, il nous faut maintenant rester fidèles à ce principe. On voulait remercier en particulier nos amis, nos familles, nos copines et ex-copine, nos bookers Wim, Marije et Emilie, notre manager Joseph, nos amis et ingés son Pierre et Guy, tous les super groupes qu’on a croisés sur notre route et notre super label Humpty Dumpty Records (et Teenage Menopause RDS) pour leur patience et leur soutien sans borne. Il nous reste une poignée de concerts et on espère tous vous voir. »

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Et c’est donc à l’étage de l’AB, au Club, qu’a lieu le dernier de cette poignée de concerts (après une première partie déjà bien vitaminée assurée par les punks gantois de Mind Rays). Le dernier, oui, comme l’indique d’ailleurs le t-shirt officiel mentionnant quand même une tournée mondiale passée par Pompéi, le Madison Square Garden, Hyde Park, Wembley et Chez Chico à Perpignan. Hu hu !

Franchement ? Mountain Bike devrait plus souvent faire ses adieux à la scène. Façon Aznavour quoi. « Absolutely », « Is that all about the money » et « This lonely place », enchaînés pour débuter ce rendez-vous particulièrement festif, rappellent qu’on peut parfaitement ne pas se prendre au sérieux et en même temps, torcher de belles petites mélodies emballées dans un son bien garage. Que ce soit dans le métro, à Dour pendant l’heure de midi, au Magasin 4 dans un melting pot sauvage concocté par Elzo Durt ou encore en 2015 au Pukkelpop (un rêve de gamins), il y a toujours eu ce truc accrocheur avec Mountain Bike, ce je-ne-sais-quoi qui en faisait à chaque fois un groupe ni ennuyeux à voir, ni lassant à écouter.

Au bout de 40 minutes, les quatre garçons décident d’en terminer là et filent… se changer : c’est vêtus de leurs désormais inoubliables maillots de basket qu’ils remontent sur scène et reprennent le fil de leur set list. « I lost my hopes (In paradise) », « Everything but a gift » (qui fut en son temps, c’est-à-dire 2013… un cadeau à une petite amie)…

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Festif ? Ben oui, évidemment ! Il y a des copains et des copines dans la salle, des sourires partout, des cannettes de bière sur les planches, une bibine et un gobelet qui volent, quelques tentatives de crowdsurfing, de l’énergie à revendre, de la guitare nerveuse et une invitation finale à aller s’achever chez Madame Moustache. Après un dernier morceau, une cover qui leur va bien, en l’occurrence « The sweater song » de Weezer. Bon, Étienne, les gars, vous reprenez quand ?

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Didier Stiers
(Photos : Mathieu Golinvaux)

 

 

 

Didier Stiers

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