Véronique Sanson ne s’est pas manquée

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Mons jeudi, Forest vendredi et Liège ce samedi: Véro, entourée de quatorze musiciens, donne le meilleur d’elle-même.
Voir Forest National camouflé de toutes ces tentures noires ne nous fait pas oublier le Cirque royal et ces travaux qui n’en finissent pas. Mais il suffit que Véronique monte sur scène, vendredi, avec son groupe de malades et ce grand sourire radieux pour qu’on oublie où on est et qu’on prenne plaisir à ces retrouvailles trois ans après… le Cirque royal justement. Tout habillée de noir, sous un queue de pie blanc, la maestro du piano attaque par la dynamique plage titulaire de son dernier album, Dignes, dingues, donc… Mais elle nous avait prévenus: la chanteuse a envie de nous faire (re)découvrir des chansons oubliées ou tout simplement pas connues. Ainsi “Radio vipère” qui n’a rien perdu de son actualité ou encore ce “Vols d’horizons” arabisant écrit en hommage à Simone Veil. L’idée, également, est de visiter un peu tous ses albums, avec une préférence pour le dernier. “Besoin de personne” n’est pas oubliée pour autant. Et on redécouvre les très beaux “Marie” (et le violon d’Anne Gravoin) et “Ainsi s’en va la vie”. Une fois qu’ils sont bien quatorze autour d’elle, cuivres et cordes soulignant la richesse et la subtilité de ses compositions, Véronique se donne à fond et surtout veille à procurer à son public un plaisir immense. Comment interpréter sinon la triplette magique qui s’ensuit: “Chanson sur ma drôle de vie”, “Vancouver” et “Amoureuse”.
Seule “Comme je l’imagine” est zappée des précédents concerts. On n’aura pas le temps de lui en vouloir car après l’intermède musical (dispensable) du percussionniste et du batteur, on a droit, en rappel, à “Bernard’s Song (Il n’est de nulle part)”, “Toute une vie sans te voir” avec le quatuor à cordes, “Ma révérence” en solo piano, l’oublié “Visiteur et voyageur” et enfin le festif “Bahia” en clôture.
Véro est drôle et sotte. Elle est elle-même, plus que jamais, solaire et en même temps lunaire. Entre rires et larmes, elle nous emporte dans son monde qui, plus d’une fois, fut bien sombre. Véronique Sanson a chanté toutes ses blessures qu’elle a surmontées pour, de façon exemplaire et tellement séduisante, nous offrir une vraie leçon de vie, de combat et de résilience. Cela fait quarante-cinq ans que la chanteuse française est au sommet d’un art à la fois tendre, authentique et violent. Une grande dame véritablement!
THIERRY COLJON
PHOTO SYLVAIN PIRAUX.

Véronique Sanson sera ce samedi soir au Forum de Liège et le 9 novembre au PBA de Charleroi.


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