Le Stellar Swamp dit fuck au Brexit !

Frontstage - Stellar Swamp

Trois villes, trois week-ends et quatre soirées : le festival psyché renoue avec ses bases, rien que des concerts, mais n’en propose pas moins une belle et copieuse affiche. Coup d’envoi ce vendredi.

Né en 2015, le Stellar Swamp s’était étoffé l’année dernière de quelques petites gâteries complémentaires. Marche arrière alors, cette fois ? « On peut toujours trouver des choses intéressantes si on veut ouvrir sur d’autres médias et d’autres formats, explique Valérian Meunier. Mais l’an passé, tout ce que nous avons fait autour des concerts n’était pas forcément anticipé : c’était des propositions et des idées qui venaient un peu en fonction de ce que nous faisions et des collectifs qui collaboraient. » Du bon, notez bien, entre une expo et la projection de La planète sauvage au cinéma des Galeries… « L’ennui, c’est qu’il nous était difficile de communiquer sur toute cette construction. Et nous avions la sensation de ne pas être vraiment allés aussi loin que nous le voulions. »

Résultat de cette petite remise à plat ? Les Glücks étrenneront leur nouvel album ce vendredi soir au Charlatan à Gand. Les Brittons de Tomaga reviennent et joueront Lucifer rising, leur bande-son du film culte de Kenneth Anger, à l’Atelier 210 le 30 mars. Le Magasin 4 proposera pas moins de six concerts le lendemain. Et le 6 avril, les Londoniens de Snapped Ankles viendront agiter leurs masques au Vecteur à Charleroi. Entre autres.

« Nous nous sommes dit : « Faisons une année où nous en revenons au format du concert. Par contre, nous ouvrons sur Gand, nous allons pour la première fois au Vecteur : nous sommes quand même sur trois villes, trois week-ends, et quatre soirées en tout. » L’intention des organisateurs est évidente : essayer de faire exister le Stellar Swamp en dehors de Bruxelles. « Tout doucement s’engager dans cette direction-là, confirme Valérian. Nous allons décliner les soirées dans différents lieux, pour clairement mettre un pied en Flandre. C’était notre intention, de toucher plus directement le public flamand. Et puis quelque part, à travers ça, créer des rencontres. »

Ce n’est bien sûr là qu’un petit aperçu du line-up psyché (au sens large) plutôt fourni. Line-up aux couleurs belges (Milk TV, Spookhuis, …), américaines (Wooden Indian Burial Ground), françaises (Psychotic Monks) ou même polonaises (The Kurws). Il compte aussi un maximum de groupes anglais (sept sur seize), d’où le thème choisi cette année, parce que oui il y a un thème : « Fuck Brexit, we love British bands ! »

« Je pense qu’à toutes les époques, l’Angleterre a fourni des groupes qui proposaient des choses pertinentes, dans leur temps, et de qualité. Il n’y a rien à faire, ils ont quand même plus ça dans le sang que nous, en tout cas dans l’univers du rock. Après, c’est vrai que nous avions pas mal de groupes britanniques qui étaient en tournée, et petit à petit, nous nous sommes rendu compte que nous en avions plein de ceux que nous voulions, et qu’un truc était en train de se dessiner. » Fuck Brexit, alors ? « C’est une façon de communiquer là-dessus… Nous nous positionnons cette année : « Vous savez quoi, avec votre Brexit foireux ? Eh bien nous, on invite les Anglais à venir jouer ! »

Didier Stiers
(Affiche : David Crunelle)

Infos et programme complet : www.stellarswamp.be ou sur la page Facebook du festival.

Didier Stiers

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