Le 1er mai, c’est Roots & Roses !

Frontstage - Cocaine Piss

Deux groupes de plus que les années précédentes, Arno, les Black Lips, Cocaine Piss, King Khan et la légende Tony Joe White, un catering qui a de l’allure et une atmosphère conviviale : quand on a la possibilité de s’y rendre cette année encore, l’occasion ne se rate pas. A quelques heures du début des festivités, on fait le point avec le patron.

Dans un paysage belge considérablement fourni en festivals, le Roots & Roses a l’air de bien se porter. Déjà rien qu’à en juger par les préventes, encourageantes en 2017 et, semble-t-il, encore plus cette fois-ci. « Ça marche vraiment très bien, nous confirmait vendredi le patron Fred Maréchal. On est largement en avance sur l’année passée qui était déjà une année excellente. » Et ça s’explique ? Probablement par le modèle lui-même… « Le Roots & Roses est un peu différent de tout ce qui existe ailleurs en Belgique et aussi dans le nord de la France. Dans ce créneau musical, il n’existe pas grand chose de pareil en termes de programmation folk roots et garage rock’n’roll. A part le Sjock Festival qui pratique aussi ce mix. » Ajoutons la philosophie de la maison : « L’accueil du public, le développement durable, le circuit court, la décoration du site… Nous essayons vraiment de faire quelque chose de sympathique pour le public. Le plus souvent, c’est le propre des festivals de musiques du monde, c’est plus rare dans le milieu rock’n’roll, même si les choses ont tendance à évoluer. Et tant mieux ! »

L’affiche de l’édition 2018 a de l’allure, jugez plutôt : Cocaine Piss & Mette Rasmussen, Crystal & Runnin’ Wild, Yak, Dead Bronco, Fifty Foot Combo, J.D. Wilkes And The Legendary Shack Shakers, The Darts, Left Lane Cruiser, King Khan & The Shrines, Guadalupe Plata, Tjens Matic, Tony Joe White, Black Lips et The Blasters. Ou, comme le résume la devise du Roots & Roses : « Pour les amoureux des formes modernes de folk, blues, rock’n’roll, garage… »

La présence des punks liégeois de Cocaine Piss acoquinés avec la saxophoniste danoise Mette Rasmussen signifierait-elle que ces « formes » sont à prendre au sens élastique ? Ou qu’à un moment, il faut en déborder quelque peu histoire de ne pas rester dans un créneau qui serait finalement limité ? « Il n’y a pas de stratégie commerciale derrière un choix comme celui-là, reprend Fred Maréchal. C’est vrai que Cocaine Piss, ça flirte avec les limites de notre programmation, mais c’est quand même un groupe qui a une énergie rock’n’roll incroyable, et rien que ça, ça justifie qu’il peut être chez nous. » Outre le fait qu’il s’agit là d’une création portée avec les Nuits Botanique (à l’affiche jeudi) : « Le Bota et le Centre Culturel René Magritte collaborent depuis une douzaine d’années de manière officielle et fixée dans une convention, et c’est le genre de projet qui nous tient très à cœur aussi. »

La troupe d’Aurélie Poppins jouera sur la scène Roses, celle des genres avec épines. Même chose pour les trois garagistes anglais de Yak dont le premier album, Alas salvation, sort ce 13 mai. Idem aussi pour les Black Lips. Et King Khan, invité pour la troisième fois à Lessines (et la seconde dans cette formation) où il viendra avec sa fille Saba Lou. Entre parenthèses, les Black Lips et King Khan s’étant déjà bien fréquentés, on peut espérer un petit truc en commun, demain…

Dégoter tous les ans un artiste ou un groupe susceptible de jouer la tête d’affiche, à l’image de Tony Joe White pour cette édition, une sinécure ? « C’est un gros débat, les têtes d’affiche. On cherche vraiment à avoir des noms « convenables » pour terminer. On fait notre marché, dans ce qui est la réalité de la scène sur laquelle on travaille. Il n’est donc pas possible de programmer des tout grands noms chaque année parce que tout simplement, ça ne serait pas représentatif de ce qui existe sur cette scène-là. Mais ce qui est important, c’est de montrer aux gens des choses qu’ils n’ont pas nécessairement la possibilité de voir facilement dans un autre contexte. »

C’est aussi le cas des Blasters qui clôtureront l’édition de cette année. « Ils ne viennent quasi jamais. Il y a de temps en temps nos amis de Sjock en Flandres qui les font en one shot, mais je ne me souviens pas d’avoir eu une proposition des Blasters en tournée. Ils font quelques dates, dont une à Londres où ils n’avaient plus joués depuis 14 ans. Donc voilà, notre intérêt, c’est de proposer chaque année un festival de A à Z avec des choses qui présentent pour le public une rareté et une représentativité des musiques qu’on veut défendre. » On voit ça demain !

Didier Stiers

Infos : www.rootsandroses.be. Les préventes se terminent ce lundi 30 avril à minuit.

 

Didier Stiers

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1 commentaire

  1. pierre delobbe

    30 avril 2018 à 17 h 28 min

    magnifique festival

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