Electro Thom

THOM YORKE

Le chanteur de Radiohead a repris la route en solo. Il était de passage à l’Ancienne Belgique dimanche.

Une petite tournée européenne de quelques dates, rien de bien neuf dans sa besace au niveau musical sinon quelques titres qu’il dissémine, mais un live show repensé à trois, avec le fidèle Nigel Godrich en homme de main et le génial artiste visuel hollandais Tarik Barri pour appuyer le propos electronica. Et voilà que Thom Yorke nous a offert un des grands concerts de cette année.

On n’était pas certain de ce qu’on allait voir. Un DJ set de luxe, un véritable concert, un mélange des deux ? C’est bien à un concert qu’on a eu droit, mais en l’inscrivant dans la logique electro. Un clavier, deux tables de travail, de temps en temps une guitare ou une basse. Dès l’entame du show, le trio nous plonge dans une atmosphère de laquelle on ne redescendra pas. L’AB se transforme en club, les titres s’enchaînent sans qu’on s’en rende compte, façon DJ set, tout en conservant le format chansons. Chaque titre, la plupart de ses deux albums solo, est retravaillé, le beat est roi et les visuels de Tarik Barri, créés live et transposés sur cinq écrans qui prennent toute la largeur de la scène, ajoutent au sentiment d’être transporté dans un ailleurs néo-psychédélique. Il ne s’agit pas de jolies images accompagnant la musique, mais bien d’une véritable création son et vision.

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Yorke dévoilera quelques nouveaux titres comme « I am a Very Rude Person » en début de set et « The Axe » en rappel, mais ce sont les titres de The Eraser, son premier solo sorti en 2006, qui marquent : « Black Swan » et « The Clock » impériaux et « Atoms for Peace » pour un rappel sans faute qui se terminera avec « Default », unique titre de son supergroupe Atoms for Peace joué avec « Amok ». Le binôme Yorke-Godrich reviendra une deuxième fois pour une relecture piano/basse de « Spectre », le titre que Radiohead a écrit pour James Bond – et qui a été refusé par les producteurs.

Quasiment deux heures de concert qu’on n’a pas vu passer, perdu dans les infrabasses et ces visuels qui paraissaient vivants. Thom Yorke a trouvé sa place, proposant un mélange subtil d’electronica pure et de chansons pop. Seul bémol, si le son parfait et l’atmosphère créée poussaient au déhanchement et à la perte de soi, le public de Radiohead n’était clairement pas venu pour danser.

DIDIER ZACHARIE
Photos PIERRE-YVES THIENPONT (excepté 2 D.R.)

THOM YORKE

SETLIST: Interference/ A Brain in a Bottle/ Impossible Knots/ Black Swan/ I’m A Very Rude Person/ The Clock/ Two Feet Off The Ground/ Pink Section/ Nose Grows Some/ Cymbal Rush/ Amok/ Not The News/ Truth Ray/ Traffic/ Twist // The Axe/ Atoms for Peace/ Default // Spectre

THOM YORKE

Journaliste lesoir.be

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