Bawlers sauce lapin

Frontstage - Le 77 - Crédit photo Elie Carp

Aux Ardentes, qui s’ouvrent ce 5 juillet, on confirme toujours plus le virage « urbain ». Les locataires du 77 en seront, cette année. Forcément !

Le 77 ? Rappeurs marrants mais pas que, Peet, Morgan et Félé Flingue (plus Rayan, on s’en voudrait d’oublier le fidèle manager) comptent parmi les plus actifs et probablement les plus intenables de l’actuelle scène belge. Ces « bawlers » (à vous le soin de compulser un dictionnaire de slang) logent au numéro 77 d’une rue de Laeken. D’où leur nom… Et ils n’ont pas leur pareil quand il s’agit d’incarner des personnages, sur scène, en clips ou sur les deux albums qu’ils comptent à ce jour (C’est le 77 en 2016 et Bawlers en février de cette année).


Le 77, c’est différent
« La clé, et ce qui caractérise bien le 77, c’est la surprise. On mise énormément sur l’effet de surprise, et ça nous pousse à être créatifs parce qu’il faut trouver absolument une nouvelle manière de surprendre. On ne se met pas de barrières. On va dans tous les styles : dès que quelque chose nous touche, on n’a pas peur de se lancer, même si un jour, on doit sortir du rap ! »

Le 77, c’est une coloc’
« On se démarque des autres sans même le vouloir spécialement. On vit en coloc’. Ce n’est pas juste qu’à 11h, on a rendez-vous pour faire de la musique. On est une vraie bande de potes, avec des personnalités diverses et unies en même temps. Vu qu’on vit en communauté en permanence, il faut dealer avec le fait qu’on a justement tous des manières différentes d’aborder les choses, de faire de la musique. »

Le 77, c’est des potes
« Dans les festivals et aux concerts, tu croises toujours des gens. Il suffit que ça passe bien pour que des collaborations se fassent. Nous, on est plus dans l’optique de faire de la musique avec des gens qui nous touchent. Comme Zwangere Guy ou Blu Samu (ndla : cette dernière a d’ailleurs rejoint la colocation). Zwangere Guy, on a passé un an avec lui en tournée et on a vécu quelque chose de plus que musical. C’est ça qui est important. On se croise, on kiffe ce que fait l’autre, et on peut mettre très vite un featuring en place. Bon, maintenant, on est dans une période de transition qui est vachement complexe à organiser : on est tous dans l’hôtellerie, mais on arrive à un moment où on pense gagner notre vie avec la musique, et c’est vachement complexe à organiser. »

Le 77, c’est bruxellois (en fait)
« Un truc fort, c’est qu’on n’a pas vraiment l’impression de travailler. Et quand ça va être le cas, on fait tout pour que ça ne le soit pas ! Vu qu’on aborde toujours les choses avec humour, on passe des moments géniaux malgré les heures et les journées de boulot. Pareil quand on est avec une équipe technique. Ça a un côté hyper bruxellois, en fait ! Alors, est-ce dû à ça ? C’est difficile à dire, mais quand tu es dans l’autodérision, il n’y a presque jamais de prise de tête. »

Didier Stiers
(Photo : Elie Carp)

> Les Ardentes, du jeudi 5 au dimanche 8 juillet, avec (entre autres) : Massive Attack, Damso, Orelsan, MC Solaar, Wiz Khalifa, Blu Samu, Glass Museum, Témé Tan, Skepta, Angèle, Suprême NTM, Eddy De Pretto, BigFlo & Oli…

> Le 77 joue le 6 à 15h30. Et le 11 juillet, il sera à Dour.

 

Didier Stiers

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