Werchter 2018 en résumé

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349.000 festivaliers (soit un manque de 2.000 personnes jeudi pour afficher totalement complet) se sont retrouvés à Werchter ce week-end. Et à l’arrivée, ce sont les Diables qui ont gagné !

1. Les guitares

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Le rock va mal ? Pas à Werchter. Cette édition était particulièrement rock. Voire rock classique. L’électro ? A part Rone, ils sont tous à Dour. Le rap ? A part Vince Staples, Post Malone et Roméo Elvis, ils étaient tous aux Ardentes. C’est donc à une déferlante de six cordes à laquelle on a eu droit durant ces quatre jours de Werchter. Ce qui prouve aussi que les rockeurs, entre les Queens of the Stone Age jeudi et Arctic Monkeys en clôture du festival dimanche, ramènent encore du peuple. En gros, Rock Werchter, cette année, portait bien son nom.

2. Les 90′s

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Aux chiottes, le revival 80′s ! Place aux 90′s. Les années 90 à guitares sales et cheveux longs. On n’avait plus vu ça depuis… les 90′s, justement. Entre la mega tête d’affiche Pearl Jam et les revenants Alice In Chains, Nine Inch Nails, Breeders et At The Drive In, auxquels on ajoutera les Queens of the Stone Age, mais aussi Nick Cave, Eels, Noel Gallagher ou Stereophonics, il y avait plus qu’un parfum “rock alternatif” (comme on disait) sur la plaine.

3. Le foot

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L’affiche musicale ne valait pas grand chose vendredi ? (The Killers et Snow Patrol en têtes d’affiche… Vraiment?) En réalité, elle était monstrueuse : un Belgique-Brésil d’anthologie qui a halluciné tout le monde sur place, profité à Anderson. Paak et dont tout le monde a parlé durant ces quatre journées. Allez les Diables !

4. Les chapiteaux

BRUXELLES, festival  rock Werchter  ambiance.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIR

Le chapiteau de festival n’est plus ce qu’il était. C’est aujourd’hui une véritable et gigantesque salle de concerts (de 20.000 places pour The Barn, 10.000 pour le Klub C) dans laquelle on ne peut plus se glisser une fois les portes fermées. Même sur la grande scène, les croix rouges indiquent à tous qu’il n’est plus possible d’atteindre les premiers rangs. Terminés les allers-retours de scène à scène, il faut désormais préparer son programme et se positionner à l’avance pour profiter des concerts sous chapiteaux ou devant. Ou aller se réfugier sur la nouvelle quatrième scène en plein air, The Slope, plus petite et confortable, à l’écart, pour y faire sinon des découvertes, du moins des concerts à taille humaine. Comme la prestation furieuse de IDLES (photo de tête) dimanche après-midi.

5. Les gagnants

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Si Arctic Monkeys, Nick Cave et Gorillaz ont fait le boulot avec le talent qu’on leur connaît, Queens of the Stone Age impressionné, MGMT joliment surpris avec un show visuel calibré et Pearl Jam ravi la foule et les journalistes flamands (nous, beaucoup moins), c’est forcément celui qu’on n’attendait pas qui a remporté le game: David Byrne, 66 ans, ancien leader de Talking Heads et musicien ouvert sur le monde, a donné le concert du festival. Mieux qu’un concert, en fait, un vrai spectacle d’une classe folle, entre Broadway et CBGB, funky et pop, tout en mouvement, tout en dansant. Grand seigneur et victoire haut la main ! (Lire notre compte-rendu du concert)

DIDIER ZACHARIE
Photos MATHIEU GOLINVAUX

Journaliste lesoir.be

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