Jeudi: les Francos de Roméo

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Retour sur cette première soirée des Francos, jeudi, avec Roméo Elvis et Lost Frenquencies.

C’est le rêve de tout organisateur de festivals: que l’artiste livre chez lui une prestation unique, différente, originale. Voire une création dans le meilleur des mondes. Mais force est de constater qu’il s’agit là d’un beau rêve qui se réalise de moins en moins. Il suffit de consulter le programme de tous les festivals d’été européens pour se rendre compte que les mêmes artistes tournent inlassablement, donnant partout le même concert. Une tournée d’été en guise de bonus financier, en somme.

Il en va de même en Belgique évidemment. Il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement pour les artistes belges soumis aux mêmes règles économiques. Ainsi les Girls In Hawaii, jeudi soir, pour un set identique à ceux donnés un peu partout depuis un an. Seul petit plus pour les festivaliers spadois: ceux qui attendaient Lost Frequencies devant la grande scène avaient droit, sur grand écran, à la retransmission en direct du concert se donnant au parc, dans leur dos.

Et puis, heureusement, il y a parfois des exceptions. Rares mais réelles. Ainsi Roméo Elvis avec ce Morale Tour dont on a vu les prémices au Printemps de Bourges il y a 18 mois. Il se fait que le rappeur belge a une histoire familiale à Spa. Son père, Marka, était de la première édition il y a bientôt 25 ans. Même qu’il en a composé le jingle officiel et qu’il en détient toujours le record de présences à l’affiche entre 1994 et 2017. Sous son nom ou celui d’Allez Allez ou même A nous deux, le spectacle monté avec son épouse Laurence Bibot sur la grande scène un soir de Fête nationale, qui lui avait même donné l’occasion d’inviter sur scène ses deux enfants, qui s’appelaient déjà Roméo et Angèle.

Tout cela a fait que Roméo au cœur de son set habituel, torse nu et foule pogotante en délire devant lui, s’en est souvenu, en saluant papa, maman et même mamy installés au balcon VIP. Rappelant même qu’il fut bénévole sur ce festival et que dans 25 ans, c’est son fils qui sera là sur cette scène. Tout cela avant de conclure son concert avec ceux à qui il doit tant et qui l’ont précédé sur cette même scène Pierre Rapsat: l’Or du Commun.

Voilà pour l’histoire. Concernant Lost Frequencies, il s’agissait pour Felix de Laet, habitué des DJ sets livrés de par le monde, a proposé un concert inédit, axé sur ses propres compos, et accompagné des deux musiciens de Mustii: Thibaut et Laurent. Une exclu estivale en Belgique francophone! Avec les habituels fumigènes, explosions de feu, lancers de confettis, etc.

Au moins cela a changé et un peu secoué la programmation des Francos guère habituée à un tel visuel…

THIERRY COLJON
PHOTO DOMINIQUE DUCHESNES.


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