Samedi: les Francos de Calo

Concert Calogero

Robbie Williams, qui s’y connaît en termes de succès, n’est pas le seul à l’avoir dit : en festival, la setliste doit être bourrée de hits. Sinon les gens s’ennuient. C’est ce qui nous est arrivé, samedi soir sur la Terre, au concert de Christophe Willem. Très à l’aise dans son nouveau look de George Michael français, Christophe en a également adopté le son pop-soul des plus agréables. Il a le coffre et la voix nécessaires. Il bouge bien et sobrement habillé de noir, il a tout pour plaire.
Toujours sympa avec son public, il lui parle beaucoup. Ce qui est une bonne chose même si c’est parfois un peu long. Mais en reprenant à peu de choses près l’ossature de son concert à l’AB en avril dernier, il oublie un fait essentiel : il se produit devant un public majoritairement là pour Calogero qui le suit sur la scène Pierre Rapsat. Un public qui connaît ses premiers tubes comme « Jacques a dit » ou « Double je » tirés de son premier album qui date d’il y a plus de dix ans maintenant. Titres que Christophe fait en rappel mais après plus d’une heure de chansons moins connues (surtout les dernières), sinon les reprises de « Sunny » (version Boney M) et de « Evidemment » de Michel Berger (tendance Gall). Malgré tout cela et même une (longue) balade dans le public, Christophe n’a pas réussi à nous sortir d’un ennui palpable plus que profond. On n’a pas trop compris le but recherché par un concert qui tenait surtout à nous rappeler que La Nouvelle Star et ce qui a suivi, c’était il y a longtemps.
Mais ce n’est pas grave, on ne va pas en faire un fromage non plus. Surtout qu’après, Calogero nous a donné ce qu’on attendait de lui : des tubes à la pelle. Ceci dit, pour lui, ce n’est pas difficile, il n’a que l’embarras du choix. Il peut se permettre, lui, de reprendre tel quel le set du Palais 12 et personne n’y trouve à redire. Cela a pourtant failli mal commencer avec un « Face à la mer » en ouverture (ça, c’était la surprise du chef par rapport au concert bruxellois où la chanson arrivait plus tard) où il ne s’entendait pas jouer. Son problème de basse vite réglé, il a pu ensuite poursuivre sans souci son show même que, pour son plaisir (ou un éventuel enregistrement live), il a tenu à bisser « Face à la mer » en rappel. Pour le reste, rien à redire comme d’habitude avec cette attitude positive, ces chansons qui ont toujours du fond, ce visuel basé exclusivement sur un light-show imposant et un groupe très solide sur lequel il peut aisément se reposer.
Seul petit regret : l’absence de son émouvant « Le portrait » au final mais ça, c’est la règle du timing resserré en festival. Décidément, ça n’a pas que du bon ces foutus festivals, bougonne le râleur de service…
THIERRY COLJON
PHOTO SYLVAIN PIRAUX.
Christophe Willem revient le 9 octobre à l’AB et Calogero les 29 et 30 novembre à Forest National.


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