Dimanche: les Francos de Vianney

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Il est encore jeune Vianney Bureau mais après avoir tourné tout seul durant trois ans et publié deux albums, c’est à lui que revenait l’honneur de conclure, dimanche après minuit sur la scène Pierre Rapsat, ces vingt-cinquièmes Francofolies de Spa. Sur la grande scène donc, comme celle qui le précédait: Cœur de Pirate. Une Béatrice Martin tout de rouge vêtue devant un rideau jaune or et des coulisses noires, merci pour ce bel hommage involontaire à la Belgique en fête. Une Béatrice bien énervée, exprimant toute la rage et la gravité contenues dans ses chansons par une gestuelle relevant plus de l’expression corporelle que de la danse. Une heure montre en main, sans rappel, ça ne rigole pas chez la Québécoise qui a trop rarement pensé à sourire et à communiquer avec son public.
Tout l’inverse de Vianney déchaîné. L’homme aux boucles enregistreuses, l’Ed Sheeran de la mélodie reprise en chœur par tout le public (surtout féminin il est vrai!) nous a fait en tout cas une belle surprise, un an après le Ronquières Festival, en la personne d’un batteur et d’un bassiste. Pour la dernière ligne droite, une fin de tournée explosive, avec toujours cet humour, la reprise de “La groupie du pianiste”, des grattes électriques et une science instinctive pour mettre son public en poche. Autre surprise du sieur Vianney: la présence d’Alice On The Roof en rappel, pour un duo sur “Malade”.
Il n’a pas arrêté de dire “les Belges”, Vianney. C’est vrai qu’on en a vu un paquet ce dimanche, à commencer par Chance en plein soleil à l’heure de la sieste… Dur, dur… Tout ça en même temps que le gagnant du concours Franc’Off, Atome, avec de l’ombre au parc. Belges toujours, les filles Isolde (la batteuse de Daan fan de chanson française vintage qui reprend “Couleur Café”) et Faon Faon (avec groupe). Elles étaient à la dernière Nuit du Soir l’an dernier et elles ont bien grandi. Blanche, pas encore. La collègue de bureau d’Alice On the Roof qui a ajouté l’étape Eurovision à ses débuts dans “The Voice Belgique” se produisait pour la première fois en festival et ça se voyait. Elle ne savait pas trop quoi faire de son corps, timide et mal à l’aise, comme empotée. Mais ce n’est qu’un début… Contrairement à FùGù Mango, le meilleur groupe rock belge du monde (ou presque) qui, malheureusement, se produisait au même moment que The Human League. Un moment ovni dans ces Francos, avec un Phil Oakey bien habillé et toujours avec cette belle voix et bien entouré de Joanne et Susan pour un son qui n’a pas bougé d’un iota.
Et pour terminer, c’est Henri PFR qui a balancé ses beats dans la nuit… qui fut belle. Vivement l’année prochaine!
THIERRY COLJON


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