Des Négresses plus très vertes au BSF

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Mardi s’est ouvert, sous un ciel clément, le “nouveau” BSF qui, sans la place des Palais, a malgré tout déjà attiré la grande foule.

La nouvelle organisation n’a pas convaincu ceux qui ont dû faire une (très) longue file pour avoir leur fameux bracelet mais ce petit désagrément a vite été oublié. On retiendra davantage le son pourri que nous a offert Therapie TAXI. Adelaïde et Raphaël ont fait ce qu’ils ont pu pour mettre de l’ambiance en faisant monter des spectateurs sur scène ou en offrant à boire aux premiers rangs avant leur fameux “Hit sale” sans Roméo Elvis, mais quand on comprend à peine ce qu’ils chantent, ça ne le fait décidément pas. Ils nous doivent une revanche à l’AB le 16 octobre.

A la Madeleine, pour Atome, Birdpen et Sonnfjord en toute grande forme (avec une Maria-Laetitia toute heureuse de voir la salle pleine), là au moins on a eu du bon son. Tout comme pour les Négresses Vertes au Mont des Arts. Comme quoi, rien de tel qu’un bon ingénieur du son. Les Négresses fêtent donc les trente ans de leur premier album, Mlah, en se reformant pour une tournée de plus de quatre-vingts dates (déjà passée par Arlon, Louvain et Dranouter). Avant le concert, on a réécouté le disque pour ressusciter les souvenirs et on espérait, mardi, retrouver ces sensations d’une époque unique, quand Paris était le centre créatif du monde. Ces concerts délirants, tant à Bourges qu’à l’AB en 1989, avant Beyrouth en 1991… Et puis Helno est mort d’une overdose en 1993… Le groupe a tenté d’y survivre mais le coeur n’y était plus. Du moins le nôtre. Et mardi, on était content de les retrouver même avec un nouvel accordéoniste et un nouveau batteur. Paulo et Stéfane se partagent toujours le chant, ce sont de bons musiciens (Helno n’était pas seul à écrire les chansons ne l’oublions pas!) mais il nous manque toujours autant, cette bête de scène. Paulo ne lâche pas assez souvent sa basse, Stéfane, derrière sa guitare, reste effacé et les cuivres ne suffisent pas à faire revivre cette incroyable aventure musicale qu’ont été les Négresses Vertes. De “Voilà l’été” en début de course à “Zobi la mouche” au final, on a retrouvé un parfum, une couleur, une valse… mais l’ensemble était un peu lourd, comme décalé. Que le temps peut parfois se montrer cruel avec nos souvenirs…

THIERRY COLJON
PHOTO OLIVIER POLET

Les Négresses Vertes reviennent le 22 février à l’AB.


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