BSF: au nom de dEUS

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Soirée rock indé vendredi au Brussels Summer Festival avec dEUS, Calexico et Glass Museum.

En cette quatrième journée du Brussels Summer Festival, rendez-vous était pris sur le Rio Grande. Si d’aucuns s’amusent à ériger des murs entre le Mexique et les Etats-Unis, Calexico continue lui à construire des ponts. Vingt ans après ses débuts, la bande à John Convertino et Joey Burns fait toujours merveille, du moins sur scène, avec son mélange de folk-rock planant et de musique mariachis. Après un début en douceur sous les yeux de Tom Barman, le groupe passe à la vitesse supérieure en milieu de set avec la bien nommée « Crystal Frontier ». Appuyé par des musiciens venus d’Espagne, d’Allemagne et du Mexique, le duo nous invite ensuite du côté de Cuba avec ardeur et bonne humeur. Rock, folk, country, mariachis, jazz ou mambo, les frontières s’estompent, les corps se libèrent et le monde s’en porte mieux.

Mais il faut bien rentrer au pays. Déjà, en début de soirée, les Tournaisiens de Glass Museum intriguaient le Mont des Arts avec leur mélange electro-jazz-musique de film en ne s’appuyant que sur un piano et une batterie. A suivre de près.

Tête d’affiche de la soirée, dEUS venait présenter au public bruxellois son nouveau guitariste, Bruno De Groote. Certes, on n’attend plus énormément de dEUS en 2018, mais c’est peut-être ce qui a donné à ce concert cette touche de magie. On sent les Anversois revigorés par cette nouvelle arrivée. Malgré les limites de la sono, malgré quelques problèmes de justesse dans les voix (De Groote est guitariste, et fort bon avec ça, mais il n’est pas chanteur comme l’était Mauro Pawlowski ou Stef Kamil Carlens…), dEUS a envoyé du bois vendredi soir, le long d’un concert en forme de best of qui a littéralement explosé avec l’enchaînement impérial « Fell Off The Floor », « Turnpike » et « Instant Street ». Tout de même, ce qu’on peut faire avec une guitare… Même ceux qui ne jurent plus que par l’electro ont mis un genou à terre, et le deuxième quand a retenti le violon fou de « Suds & Soda ». dEUS est de retour, en format serré et compact, prêt à surprendre à nouveau. C’est le message qu’a voulu faire passer Tom Barman, un message qui a probablement été entendu jusqu’à Uccle. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, le chanteur a également annoncé quelques concerts autour de l’album The Ideal Crash qui fêtera ses vingt ans en mars prochain. Sur la Placec des Palais, dEUS était roi.

DIDIER ZACHARIE
Photos OLIVIER POLET

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dEUS setlist : If you don’t get what you want/ The Architect/ VIA/ Constant Now/ Girls Keep Drinking/ Fell Off The Floor, Man/ Theme From Turnpike/ Instant Street/ Quatre Mains/ Smokers Reflect/ Little Arithmetics/ Sun Ra/ Hotellounge/ Bad Timing/ Suds & Soda RAPPEL : Sister Dew/ Nothing Really Ends/ Roses

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Journaliste lesoir.be

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