#PKP18 : Quelques (plus ou moins) tops du vendredi

KIEWIT, festival Pukkelpop concert musique N.E.R.D. NERD.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIR

Kiewit jour 2, pas de raison que l’affiche soit moins éclectique que la veille. Ça tombe bien, on n’avait juste pas envie d’entendre tout le temps la même chose et de ne pas pouvoir échapper quelque peu aux incontournables radiophoniques.

Top
A commencer par Nakhane : la soul synthétique de l’androgyne sud-africain est tellement hors de ce monde qu’elle devrait être une porte vers les étoiles. Beam me up, Scotty ! Dans un tout autre genre, les trois Ricains d’Ho99o9 ont remis ça : leur mélange furieux de rap, de rock et de digital hardcore a chamboulé le Castello, vendredi. Rien de neuf sous le cagnard depuis Dour il y a quelques semaines, mais à la clé : un très joli « circle pit » dans lequel on a même vu un quidam tourner en arrière. Quant à Sons Of Kemet, le quatuor britton emmené par Shabaka Hutchings, il prouve qu’au Pukkel, on ose encore des choses. Ici en l’occurrence du jazz libre et fun, plein d’effluves caribéennes, distillé par deux batteurs, un saxo et un invraisemblable tuba. Un tuba, dites ! Le genre d’objet qu’on n’a pas dû voir souvent sur le champ de Kiewit !

KIEWIT, festival Pukkelpop concert musique Ho99o9.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIR

KIEWIT, festival Pukkelpop concert musique Sons Of Kemet.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIR

Top radical
En concert dans une salle ou en festival, Amenra ne change pas de configuration et ne transige pas avec le type de public. D’ailleurs, Amenra, c’est autant un concert qu’une expérience. Métal catégorie extrême, chanteur qui se sort les tripes et l’âme, dos aux gens, éclairage blanc, voilà qui relève autant d’une sorte de messe dont on ressort étrangement plus léger. Même si chez les Courtraisiens, présents ici pour la deuxième fois, le noir est couleur.

KIEWIT, festival Pukkelpop concert musique Amenra.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIR

Top confiance en soi
Roméo Elvis, mesdames et messieurs ! Ici aussi ! Dans sa version Bruxelles Arrive, accompagné donc par les incroyaux Caballero & Jean Jass, dj Escondo et Le Motel. Dans un Dance Hall plein comme un Kinder, juste avant son « Nappeux », on a vu encore une fois que « Bruxelles arrive » était un tube, un vrai, connu de tous, Flamands comme francophones et autres.

Moins top
Le sens du commerce de ce bon Pharrell Williams, transformé vendredi en véritable pois sauteur, n’a pas fini de nous épater. Avec ses comparses au sein de N*E*R*D, accompagné par des danseurs et des danseuses, il n’occupe la scène principale depuis cinq minutes qu’il y fait monter une poigné de fans. Lesquels ont revêtu comme lui un sweat imprimé d’un beau citron et à l’effigie du trio. On capte vite l’affaire : il s’agit-là d’un privilège réservé à ceux qui ont consacré quelques dizaines d’euros à son merchandising. « She wants to move », « Lemon » et autre medley des Neptune font le taf, comme on dit, mais quel pro ce Pharrell !

KIEWIT, festival Pukkelpop concert musique N.E.R.D. NERD.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIR

Pas top
Difficile de ne pas voir (et entendre) des groupes aussi vite oubliés une fois ressorti du chapiteau. Ou de se dire qu’avec un petit truc en plus « ça aurait pu être pas mal ». Jeudi, on a ainsi recroisé Superorganism. C’est toujours aussi décalé et bricolé mais si la petite Orono pouvait se concentrer sur son set plutôt que passer son temps à interpeller les spectateurs, ça serait moins décousu. Yellow Days, vite vu jeudi, on dirait les Eagles un peu reliftés… Et la scène flamande ? Omniprésente, pro et drainant ses fans en nombre, avec les Oscar And The Wolf, J. Bernardt, Steak Number Eight, Sore Losers et autre Trixie Whitley. Le souci, nous confie une collègue néerlandophone, c’est que voilà un bail qu’ils tournent, ces jeunes gens, beaucoup, mais sans avoir pris le temps de se poser un peu et d’étoffer leur set avec du neuf. Bon… ça doit bien aussi exister de notre côté de la frontière linguistique, non ?

Over ze top
Ça, c’est ce samedi sur le coup de 14h20, avec les quatre Australiens de Confidence Man : deux musicos (un batteur et un bidouilleur) coiffés de chapeaux d’apiculteurs, et deux danseurs/chanteurs, une fille et un garçon. Résultat : électropop/dance et un peu kitsch mais à cet instant du samedi, avec deux jours (plus un demi, pour certains) dans les pattes et en prélude à une affiche qui s’annonce chargée, c’est juste bien fun !

Frontstage - Confidence Man

Didier Stiers
(Photos : Mathieu Golinvaux)

 

Didier Stiers

commenter par facebook

répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>