Un petit air de Fête de l’Huma

NAMUR,  festival les solidarites Namur Raphael Haroche.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIR

La sixième édition des Solidarités s’est achevée dimanche avec le concert « best of » de Julien Clerc. En deux jours, le festival en forme de fête populaire et engagée aura attiré près de 49.000 personnes à la Citadelle de Namur.

Ce n’est pas sold out, mais il y a du monde quand même. Beaucoup ! Témoins : l’insurmontable challenge (ou presque) que constitue la chasse à la place de parking, les files devant les baraques à frites et l’incessante transhumance dans le goulet qu’est cette allée pentue reliant l’esplanade à l’Urban Village, sur le trajet vers la scène du Maquis.

En haut du site, samedi, c’est sur ces planches-là que s’activent les rappeurs. Les usual suspects de l’été : Caballero & JeanJass, La Smala, LomepalL’Or Du Commun aussi, qui fait participer son public : une fan s’essaie au refrain de « Cercle », le titre de Swing, et devant, ça pogote joyeusement. Pratique : qui ne veut pas se retrouver dans la masse présente au pied de la scène se plante sous le grand écran, à quelques dizaines de mètres dans l’espace plus dégagé. Pas faux : l’endroit fait un peu nasse… En face, pour qui veut prendre de l’altitude, il y a l’Ejector, une catapulte verticale à tester de préférence avant les cocktails ! Pareil pour la voiture-tonneau de la police, notez : l’engin est installé juste à côté d’un stand de bières spéciales !

NAMUR,  festival les solidarites Namur La Smala.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIRL’Or Du Commun

NAMUR,  festival les solidarites Namur Lomepal.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIRLomepal

Dimanche, c’est la dernière étape des tremplins. Les Namurois de Winter Woods, comme les autres finalistes coachés pour la scène par Marka, emportent la mise avec leur indie folk. Dimanche, au Maquis ré-énergisé, Hollysiz notamment a remplacé les rappeurs de la veille, et à la Grange, Chaton s’amuse toujours au milieu de ses boucles. Ailleurs, on voit passer les personnalités : Elio Di Rupo, Philippe Close, Jean-Pascal Labille… Les Solidarités ne sont pas que divertissement.

NAMUR,  festival les solidarites Namur Hollysiz.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIRHollysiz

NAMUR,  festival les solidarites Namur chaton.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIRChaton

Dimanche, c’est aussi chanson française ! Gauvain Sers et puis Raphael remplissent le Théâtre de Verdure malgré les ondées passagères. Le premier, plutôt Renaud dans l’esprit même s’il reprend Souchon (« Poulailler’s song »), comble les attentes du public avec « Mon fils est parti au djihad » en rappel et remercie les bénévoles qui « permettent à un si beau festival d’exister. » Standing ovation. Le second, qui était il y a une dizaine de jours au BSF et se trouvait ici fort attendu à en juger par la vitesse à laquelle les vieux degrés de pierre se sont retrouvés occupés, termine avec « Caravane ». Sur la scène principale, Juliette Armanet reprend à nouveau Daft Punk/The Weeknd (« I feel it coming » devenu « Je te sens venir ») et se balade dans son album Petite amie pour l’une des dernières fois avant un petit bout de temps : l’accouchement approche ! Avec cette météo pas top, chanter et danser n’est pas forcément évident. « J’ai été en vacances tout le mois d’août, donc ça va, j’étais reposée », nous confiera-t-elle après son concert. Et après ? « Pour le moment, je n’ai absolument rien composé d’autre, donc je suis nue comme un ver pour la suite. Je vais m’asseoir au piano et je vais voir ce que j’ai à dire… »

NAMUR,  festival les solidarites Namur gauvain sers.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIRGauvin Sers

NAMUR,  festival les solidarites Namur Raphael Haroche.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIRRaphael

Sur la grande scène, il y aura eu foule pour Eddy De Pretto, Hyphen Hyphen et Therapie Taxi samedi, pour Dadju dimanche… Et après un passage éclair de Gad Elmaleh venu étoffer sa série sur Netflix, pour Julien Clerc. Écharpe autour du cou, il fête ses 50 ans de chansons, inspiration de sa tournée. « Être un chanteur populaire, disait-il dans une interview à L’Humanité, c’est essayer de faire des bonnes chansons susceptibles de plaire au plus grand nombre sans faire de concessions indignes. » Aux Solidarités, c’est ça : une heure et quart, que des tubes, que des singles qui s’enchaînent, de « La Californie » à « Lily voulait aller danser », de « Laissez entrer le soleil » à « Ma préférence » en passant par « Femmes je vous aime » et « La fille aux bas nylon » : qu’on le veuille ou non, qu’on aime ou pas, on connaît.

NAMUR,  festival les solidarites Namur eddy de pretto.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIREddy De Pretto

NAMUR,  festival les solidarites Namur hyphen hyphen.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIRHyphen Hyphen

NAMUR,  festival les solidarites Namur Gad elmaleh tournage serie netflix.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIRGad Elmaleh

NAMUR,  festival les solidarites Namur julien clerc.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIRJulien Clerc

Clap de fin, il est un peu plus de 23h30. Direction la sortie. Certains auront été voir l’expo consacrée aux migrants. D’autres… emportent un peu de déco : ici un ballon, là un moulin à vent multicolore ! Les équipes de nettoyage (80 personnes, signalent les organisateurs, conscients que la propreté était un des points noirs de l’édition 2017), les équipes de nettoyage donc vont avoir du boulot : les Solidarités sont passées au cashless (malgré les inconvénients du système) mais pas encore aux gobelets réutilisables… L’an prochain, le festival aura lieu les 24 et 25 août.

NAMUR,  festival les solidarites Namur ambiance.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIR

Didier Stiers
(Photos : Mathieu Golinvaux)

 

 

 

Didier Stiers

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