Fly Away Jour 3: toutes pour Mustii

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NAPITIA
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL
La pluie, on ne veut plus en entendre parler. Sinon qu’il a fallu, ce vendredi, reprogrammer tous les concerts annulés. Ce qui fait que ce troisième jour de festival a ressemblé à un marathon.
Le matin, comme prévu, sous les arbres, Sacha Toorop, tout en poésie, a précédé Aurel… Qui n’est autre qu’Aurelio Mattern, de Sonnfjord… qui, justement, n’a pu se produire la veille en raison de l’orage. Décimé en raison d’un agenda chargé (aux Fêtes de Wallonie), le groupe bruxellois n’a pu être reprogrammé. Aurel n’est donc pas venu pour rien, il a pu livrer ses premières chansons en français, avec une belle fraîcheur et une énergie qui a de quoi séduire. Et sa sœur Maria-Laetitia dans tout ça? On ne l’a pas oubliée et c’est chez Pale Grey qu’elle a trouvé refuge, en reprenant avec eux “Les mots bleus” de Christophe, au cœur d’un concert qui fait du bien à tout point de vue. Des harmonies et de l’électricité à souhait pour un set bref mais bien tendu.
Avant le groupe liégeois, Joe Bel a pu reprendre son concert interrompu la veille. Les conditions techniques étaient nettement plus confortables pour l’artiste lyonnaise comme pour le public.
Et puis le phénomène Mustii est venu mettre tout le monde d’accord, certains festivaliers allant jusqu’à prétendre qu’il s’est agi là du meilleur concert des trois éditions. Faut dire que le report de son concert prévu la veille n’a pas arrangé les choses: Thom était comme un fauve en cage libéré sur une scène qu’il a brûlée d’une énergie folle devant une salle comble (il est vrai par 80% issus de la gente féminine).
Il s’agissait ici encore de son “ancien” spectacle avant le tout nouveau prévu le 19 octobre à l’AB. En même temps que la sortie de son tant attendu premier album. On en reparlera…
Typh Barrow, ensuite, a livré avec son groupe ce show rodé tout l’été qui passera aussi par l’AB (le 5 octobre). Sa soul chic sous influences est toujours aussi souriante et efficace, avec l’interlude de ses reprises préférées qui résonne comme un hommage tout en modestie.
La soirée n’était pas encore finie car avant la Beach Party, la surprise, sur la plage, n’était autre que le groupe français Last Train qui fait partie de cette scène qui redécouvre les joies de la gratte électrique rock bien saignante. Ce qui nous change du rap et de l’électro. Comme quoi, les modes, c’est comme tout, ça s’en va et ça s’en vient…
THIERRY COLJON


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