Dancin’ and singin’ and movin’ to the groovin’

Frontstage - Allez Allez 3

En 2017, on les a vus aux Francofolies, au BSF et aux Solidarités. Ils n’en sont pas restés là, les « anciens » d’Allez Allez. Après la réactivation en 2017, la réédition d’African queen et la bio signée Marka, le groupe continue à (se) faire plaisir sur scène. Samedi, il jouait à Uccle.

« Tu sais, on fait ça pour s’amuser », me disait Marka, croisé cet été aux Solidarités. On veut bien ! Ils s’amusent manifestement beaucoup sur scène, les quatre d’origine, Marka donc (basse, voix), Kris Debusscher (guitare, voix), Robbie Bindels (batterie) et Roland Bindi (percussions, voix), et les deux nouveaux, la chanteuse namuroise Marie Delsaux, (Glady’s Music, The Voice en 2016), et Paul Curtiz, autre vieux complice de Marka, à la guitare et au micro. Certes, Het Huis, à un jet de mediator de la gare de Calevoet, ce n’est pas Forest National, ce n’est pas non plus Werchter. Mais Werchter, c’était le 4 juillet 82, et ici, entre les murs revêtus de bois de ce « gemeenschapscentrum » tout neuf et tout pimpant (ouvert au printemps dernier), Allez Allez a fait le plein. Clin d’œil pour l’occasion : la salle dans laquelle joue le groupe a été baptisée… Elvis. Ça, ket, ça ne s’invente pas !

Frontstage - Allez Allez 1

C’est peut-être un poil moins rock et moins sale gosse qu’au début des années 80, mais rien ne manque côté groove, funk nerveux et même touches afros, entre les clins d’œil à Donna Summer et Wild Cherry, la vanne à l’attention des amis dans le public qui ont embelli avec l’âge et le faux départ sur ce nouveau morceau au refrain pourtant pas très compliqué : « Sean Connery » !

Frontstage - Allez Allez 4

L’album African queen, sorti initialement en 1981 sur le label Scalp de (feu) Gilles Verlant, a donc été réédité chez Mottow Soundz. Les classiques « Turn up the meter », « Marathon dance », « She’s stirring up », « Allez allez » et « African queen (Pour la Grace) » se trouvent augmentés de trois remixes. Sur scène, les versions sont chouettes, forcément toutes dansantes (Marie Delsaux ne se fait pas prier), parfois dynamitées par l’intenable Roland Bindi. Tout l’album y passe, forcément, assorti de « Valley of the kings » et autre « My name is culture », tirés, eux, de Promises sorti en 82, l’un des derniers faits d’arme d’un groupe qui mettra la clé sous le paillasson après – à l’époque en tout cas – grosso modo quatre ans d’existence.

« African queen », on le réentendra en fin de concert, toujours dans une version différente, portée par le fun et la bonne humeur ambiants. L’on remonte même encore un peu plus dans le temps avec « Life in reverse », tiré du répertoire de Marine, cet autre groupe culte, à l’origine en quelque sorte d’Allez Allez, et dans lequel on retrouvait un certain Marc Desmare… pas encore chanteur de La Muerte.

Frontstage - Allez Allez 2

Juste pour s’amuser donc, nos héros du white funk… « En ga geluuf da », comme on dit de ce côté-ci du canal de Willebroek ! Prochain concert : le 20 octobre à Bourg-Léopold.

Didier Stiers

Didier Stiers

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