Mustii: white light, white heat

concert Mustii

Ce vendredi 19 octobre était un grand jour: celui de la sortie de l’album et du concert à l’AB d’un “21st Century Boy” plein d’avenir.

Ce vendredi, il y avait du Johnny bien sûr, un peu partout. Une musique du passé. Celle de demain était ailleurs: à l’AB, sold-out dans sa version Box pour le lancement de la nouvelle tournée du Bruxellois Mustii qui présentait par la même occasion son premier album que certains attendent depuis trois ans.
La tournée wallonne (pratiquement partout complète) suit dans la foulée avant un retour à l’AB le 23 février, avant le rôle d’Hamlet au théâtre, la sortie de deux films où il joue sous son vrai nom de Thomas Mustin et enfin les festivals d’été. Bref, l’attente est énorme pour le jeune homme de 27 ans en qui Warner Music (la même que Johnny, oui, oui) croit beaucoup même que ses représentants belges étaient quasiment là au complet vendredi soir. Seul Belge francophone de leur catalogue, Mustii est leur nouvelle priorité et il a veillé, sur scène, à ne décevoir personne.
On connaît sa voix forte et chaude, son sens du spectacle et de la théâtralité, son talent pour communiquer avec le public et sa façon unique de bouger, de littéralement posséder les planches quitte à se transformer en bête de scène.
Mais Thom’ a encore réussi à nous surprendre et à nous séduire avec une mise en scène totalement différente de ce qu’il a pu nous proposer par le passé, que ce soit au Bota, au Cirque royal ou en festivals.
C’est au Ronquières Festival où Thomas s’est produit en 2017 que son manager, Laurent Walschot, tombe sous le charme du concert d’Etienne Daho. Il se fait que le “live designer” de ce set qu’on pourra voir en cette même AB ce 21 novembre n’est autre que le Belge installé à Paris Jordan Magnée qui a également déjà mis en scène Soprano ou Vitalic.
L’idée, pour Thomas, est de trancher totalement avec la noirceur de son EP The Darkest Night, même s’il ouvre le concert par son fabuleux “The Cave” qui en est tiré. Ici, cette fois, tout est blanc. Lui, comme ses musiciens (remarquables Thibaud Demey, Elvin Galland et Lau Seys) et les instruments. Un rideau de tulle dans lequel il naît en fond de scène devient cocon qui le libère pour qu’il apparaisse en boxeur doté d’une longue veste argentée. Avec ses cheveux peroxydés, Thom’ nous fait ainsi penser à un extraterrestre tombé sur scène, pour reprendre une image de David Bowie, son idole, son héros éternel… Même si c’est “Tainted Love” de Soft Cell qu’il reprend dorénavant, et non plus “Heroes”. “The Darkest Night” connaît un nouveau traitement original alors que le set se termine par “Feed Me” qui l’a révélé tout comme “The Golden Age”.
Mustii, sur son album, prouve qu’il est définitivement une machine à tubes, “What A Day” ayant tout pour plaire à tous les publics… européens et autres. Le voici armé pour conquérir le monde. Ne le manquez pas quand il passera près de chez vous, Mustii n’est qu’au début d’une carrière que l’on prédit longue et fulgurante, telle une lumière blanche et chaude faite pour durer…
THIERRY COLJON
PHOTO SYLVAIN PIRAUX

Mustii sera ce samedi 20 à l’Entrepôt d’Arlon, le 26 à l’Eden de Charleroi, le 9 novembre au Palace de La Louvière, le 10 novembre à la Maison de la Culture de Marche-en-Famenne, le 17 novembre au Reflektor de Liège,le 7 décembre à la Ferme du Biéreau à Louvain-la-Neuve et le 23/02 dans la grande AB.


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