Goûte Mes Disques… et mes concerts !

Frontstage - The Field

Le webzine fête ses dix ans d’existence, voilà qui valait bien un Atelier 210. Ah non, deux, en fait. Et un Beurs, aussi ! Goûte Mes Disques, mode d’emploi, avec son rédac’ chef (mais pas que) Jeff Lemaire.

Ce vendredi 7 décembre, l’Atelier 210 accueillera donc The Field (le Suédois Axel Willner, notre photo), Fantastic Twins et Laake. Le lendemain, on y remet ça, mais cette fois avec La Secte Du Futur, France et Bracco. Enfin, le jeudi 13 décembre, GMD investit le Beurschouwburg, avec Prince Waly, Venlo et Keeni. Une théma électro, une autre pop/rock/indé et une troisième rap, le tout concocté avec un soin particulier.

 

Parce que…

> GMD, c’est un minimum d’objectivité
« Je ne suis pas journaliste de formation, c’est le métier que je voulais faire à la base. La vie a fait que je suis devenu interprète de conférence. Mais je savais ce que c’était d’être journaliste, c’est un métier que j’apprécie beaucoup et forcément, j’attache énormément d’importance à la véracité de ce qu’on raconte. C’est-à-dire qu’on peut absolument chier dans les bottes de quelqu’un, et l’avantage est qu’on peut se le permettre parce qu’on est en 2018, et qu’on n’a aucune attache financière avec qui que ce soit. Je peux imaginer que pour la presse en général, c’est peut-être parfois un peu plus difficile d’être vraiment dur. On le voit dans la presse musicale aujourd’hui, on doit aussi vivre un peu de la pub. Alors voilà, nous, on peut être méchants, on peut être durs mais tant que ce qu’on raconte est argumenté, qu’on raconte des choses qui sont « vraies », qu’on n’est pas dans quelque chose de complètement abracadabrantesque. On peut se permettre cette liberté de ton-là. »

> GMD, c’est de la motivation
« J’imagine que pour les collaborateurs qui tiennent le coup depuis tout ce temps, c’est la même chose que pour moi. Déjà, il y a un côté aventure humaine. Ceux qui sont là depuis le plus longtemps, même si certains sont séparés par les kilomètres – on en a quelques-uns qui sont en France, jusqu’à Toulouse – ont l’envie de participer à une aventure humaine. Les plus « anciens » sont devenus des potes : on s’entend bien, on essaie de se voir à intervalles assez réguliers, en festival, à des concerts… Et puis, il y a une vraie passion d’écrire. Souvent, ceux qui s’en vont disent qu’ils ont perdu le feu sacré. Ce que je peux comprendre : s’ils n’ont plus l’envie, ne trouvent plus l’intérêt aussi, surtout si leur manière de consommer la musique ne passe plus par des chroniques, par des articles papier. Ecrire des chroniques est quand même quelque chose d’assez contraignant. Mais comme ce n’est pas rémunéré, c’est assez facile de partir pour ceux qui le veulent. »

> GMD, c’est une niche
« Si c’est assez facile de partir, ce n’est pas facile pour moi de voir quelqu’un qui part. Parce que c’est compliqué de trouver des bonnes plumes, qui sont motivées, qui sont prêtes à consacrer plusieurs heures par semaine à écrire des papiers pour pas un balle. Après, heureusement, ils sont lus hein ! Même s’il y a de moins en moins de gens qui lisent des chroniques, il y a encore un public pour ça. Je pense que la chronique musicale, c’est comme le CD, c’est devenu un produit de niche. Clairement. On essaie donc de parler à cette niche-là, de le faire d’une façon qui soit cohérente, en essayant – parce que c’est aussi une des batailles du site – de couvrir un peu tous les genres. Et de garder cet équilibre. »

Didier Stiers

Infos : www.goutemesdisques.com

 

Didier Stiers

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