Quand l’ODC dit vrai

Frontstage - ODC

C’est ce dimanche que L’Or Du Commun a lâché son nouveau clip. Pour « Vrai », extrait de l’album Sapiens. Avec Roméo Elvis, Loxley, Primero et Swing y revisitent le symbole bien connu des singes de la sagesse.

« Le clip tourne autour de la thématique des trois singes, raconte Swing. L’aveugle, le sourd et le muet. Bien sûr, réinterprétée. Comme on est trois, c’était assez simple, avec Roméo qui vient un peu rythmer tout ça sur le refrain… » Le tournage a eu lieu en studio à Bruxelles. Réalisation : Teva Vetea. Option noir et blanc. Un peu de post prod’. Visuellement, c’est plutôt classe. « Le propos est peut-être plus simple que dans d’autres clips qu’on a réalisés ou qu’on va faire, avance Loxley. Parce qu’il y a une idée, ça suit clairement la lignée de l’album : ce rapport au monde, ne pas vouloir le regarder, ou manquer d’un sens pour le voir complètement. »

 

De manière plus générale, jusqu’où l’image est-elle importante pour vous ? Celle que vous donnez ? Celle qu’on a de vous ?

Loxley : Vaste question !

Swing : Au-delà de la musique, c’est déjà important dans la vie en général. La question de savoir comment les gens nous perçoivent va parfois primer sur la manière dont tu te perçois toi-même. En tout cas, ça va nécessairement avoir une influence. Et quand tu es artiste, c’est encore plus complexe. Parce que tu proposes quelque chose, tu « vends » un petit peu de ta personne, surtout dans les clips. Sous couvert de personnages, tu dévoiles quand même quelque chose de toi-même, mais ce n’est pas maîtrisé : tu es aussi tributaire de la création, aussi, qui parfois te pousse dans ce sens. Moi, je pars du principe que ça fait partie de ce qu’on fait, ça fait partie de notre travail de gérer ça, en tout cas d’essayer de ne pas se faire manger, de maintenir le cap.

Pour en revenir à Roméo Elvis, vous voyez comment ce qui lui arrive, et les proportions que ça a pris ?

Loxley : C’est fou, mais je crois qu’on ne se rend pas compte.

Primero : On le vit fort de l’intérieur, du coup on a moins de recul. Mais c’est vrai que ça a été très, très vite !

Loxley : On sait juste que c’est devenu gros ! Quoi qu’il en soit, il mérite ce qui lui arrive. Mais je crois qu’il est difficile aussi bien d’avoir du recul sur l’importance qu’on a soi-même que sur l’importance qu’ont les artistes qui nous entourent quand on est artiste soi-même. On est dans notre truc, c’est notre métier, c’est notre passion, c’est un milieu qui est assez petit, tout le monde se connaît, tout le monde se côtoie… En fait, je pense que c’est sain de ne pas trop se rendre compte. Dans le positif comme le négatif, parce que ne pas trop se rendre compte, ça veut dire aussi qu’on ne se pose pas trop la question. Ce serait malsain de se sonder tout le temps, de se demander à quel point on est ceci ou ça…

Swing : Pour le reste, c’est beaucoup de fierté, et ça donne beaucoup d’espoir. Et puis, c’est toujours très chouette de voir un ami proche évoluer comme, ça, pousser les barrières et accomplir des choses.

Didier Stiers

> En concert le vendredi 12 avril à l’Ancienne Belgique

> Suite de l’interview à lire sur Le Soir +

 

Didier Stiers

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