Feu! Chatterton envoie l’Eden… au paradis

Frontstage - Feu 2

Nous en redemandions, et ils nous ont entendus ! Samedi soir, c’est dans une salle carolo remplie comme jamais que la bande des cinq est venue tourner quelques pages de son rock littéraire.

L’oiseleur a un an. L’album des Parisiens, leur deuxième, est sorti en mars de l’an passé. Et le groupe emmené par Arthur Teboul, dixit sa page Facebook, l’a porté en 100 concerts. Après les Nuits et les Solidarités en 2018, puis l’arrêt à l’AB en janvier, c’est au tour de Charleroi, dans un Eden mis en condition par Atome en formule trio. Les vainqueurs du concours Du F Dans Le Texte 2018 ont opté pour leurs compos les plus vitaminées, une touche de cuivre et… un laptop qui se prend intempestivement pour une boîte à rythmes. Remy Lebbos et ses camarades seront sur la scène du Bota le 1er mai puis ici et là dans les festivals cet été.

« Ginger » est là, comme toujours pour lancer le voyage. « La montagne vacille »… Et peut-être aussi la rue du même nom, pas loin de là. Devant ces miroirs pivotants qui renvoient le reflet des musiciens et démultiplient le beau light show, Feu! Chatterton allie énergie et finesse. Et saisit les cœurs dès que « ces bicoques sédentaires s’en vont voir la mer », dans « Côte Concorde ». Quel texte, décidément ! « La mort dans la pinède », « Les camélias » et « L’ivresse », ballade brûlante, vallée de larmes et tribulations brinquebalantes : les lumières jouent dans les rouges, mais l’Eden n’est pas encore l’enfer.

Arthur, le dandy en verve poétique, diction précise et gestes de saltimbanque, s’amuse comme à son habitude avec le nom de la salle où il se trouve (« Petit Eden, grand paradis ») et les commentaires qu’il saisit au vol, balisant dans la bonne humeur le voyage qui conduit à « La Malinche ». « Oh non », répond-il à quelqu’un qui le réclame déjà en criant « oh ouii ». « Mais elle viendra ! » Aux Solidarités, le guitariste Sébastien Wolf nous disait que les concerts, c’est vraiment ce qui les porte tous les cinq : « Un moment de plaisir intense, et c’est le public qui fait à chaque fois que c’est différent. »

Frontstage - Feu 1

Alors « La Malinche », c’est pour le premier des deux rappels. Oubliez l’intonation andalouse, la machine à faire danser carbure ici à la house maousse, à l’électronique. Au diable vocabulaire choisi et réminiscences bashungesques, cette fois, c’est le corps qui commande !

Didier Stiers

 

Didier Stiers

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