A la loi du silence imposée par la Commission européenne autour des négociations sur l’accord commercial ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement), les citoyens européens ont répondu par la logique de l’engagement. Le 26 janvier, 22 pays signaient l’ACTA au Japon. Parmi eux, la Belgique. Cet accord, qui concerne les droits de propriété intellectuelle au sens large, est négocié depuis cinq ans, mais il a fallu attendre avril 2010 avant qu’une version ne soit rendue publique.
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Tout au long de 2011, le nom de Telecomix est revenu, avec de plus en plus d’insistance, dans les médias. Réparateurs d’internets coupés par des dictateurs aveugles, occupés désormais à divulguer le vrai visage de certaines entreprises occupées à vendre des systèmes de surveillance à des régimes totalitaires, les agents de ce cluster semblable à une méduse (avec son canal IRC pour tête, comme point de rencontre principal) promeuvent inlassablement et bénévolement un internet ouvert, non épié et une libre circulation des paquets de données. Rencontre de deux bras de la méduse, Okhin et Urbach, avec un bilan 2011 en toile de fond. (>>>)
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Dans cette deuxième partie d’interview, Dominique Cardon, sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs, nous explique comment Internet joue en marge de la démocratie représentative plutôt que contre elle. Moteur pour activer la société civile et inciter à ne pas se fier à l’Etat pour tout, le réseau, selon Cardon, ne modifie les sociabilités que d’une façon marginale. Attention, toutefois, car il serait bien en passe de devenir une boîte noire que le commun des mortels ne parviendra bientôt plus à ouvrir. (>>>)
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Sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs en France, Dominique Cardon se penche depuis plus de dix ans sur ce que nous faisons d’Internet. Dans La démocratie Internet, il ausculte les mutations démocratiques provoquées par le réseau. Mais tout débute par un retour aux sources. (>>>)
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Bernard Stiegler est un philosophe en lutte. En ligne de mire, un capitalisme addictif qui aspire le sens de nos existences. Son remède : passer à une économie de la contribution, inspirée du logiciel libre. (>>>)
En condamnant Belgacom et Telenet à bloquer l’accès à The Pirate Bay, la cour d’appel d’Anvers a rendu une décision de justice inefficace, voire même “inconsistante”, soulignent les responsables du portail de liens BitTorrent. André Loconte, porte-parole de la NURPA, nous explique d’ailleurs qu’interprétée strictement, la décision permettrait d’interdire l’accès au nom de domaine www.thepiratebay.org, mais pas à thepiratebay.org ! (>>>)
Twitter est en flammes. La colère gronde. Samedi, aux alentours de 20 heures, Holger Stark, journaliste au Spiegel balance un tweet : “The old cache of unreleased #wikileaks docs seems 2 be gone 4ever. #DDB said 2 me that he has destroyed it. See new #SPIEGEL #openleaks #ccc” (français : les vieux documents non publiés de Wikileaks semblent être partis pour toujours. Daniel Domscheit-Berg m’a affirmé qu’il les avait détruits. A lire dans le nouveau #SPIEGEL #openleaks #CCC). (>>>)
Faits divers atroce sous le soleil pleureur de Finowfurt. Un accident de drones miniatures a été recensé en face du hackcenter, ce matin, aux alentours des dix heures. Cela devait arriver. Sans doute que les pilotes se sont mis minables à la Pilsner Urquell dans Trockendock, l’aire musicale où la paillardise a régné jusqu’à l’aube. Le bilan est faible : 0 morts, 0 blessés, même pas une hélice de drone abimée. Ces derniers jours, Geek Politics a tellement raclé les allées du Camp à la recherche d’interviews, qu’on en a presque oublié de vous raconter ce qu’il se trame par ici. (>>>)
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Les propos du Premier ministre britannique David Cameron sur un blocage sélectif des réseaux sociaux soulèvent des questionnements justifiés au Royaume-Uni. Au Chaos Communication Camp, les hackers réagissent avec flegme face à ce genre de décisions improvisées. Contournables, les tentatives de blocage n’en témoignent pas moins, selon eux, d’une volonté du gouvernement anglais d’accaparer le pouvoir sur la toile. (>>>)
On le savait : ici, tout risquait de flirter avec l’extra-ordinaire. Ce que l’on ignorait, c’est l’ampleur de cet extraordinaire. Hier, au réveil, un homme, cheveux longs, agrippé à une échelle, attache des lumières sur les hélices et dans le cockpit d’un avion de l’ex-RDA. Dans le bunker d’en face, des doigts habiles, concentrés à l’extrême, d’une centaine de hackers, s’agitent sur de la programmation. (>>>)
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