A propos
Nous sommes de la Génération Y, marquée par une utilisation extensive des technologies digitales. Nés entre 1983 et 1986, nous n’avons pas toujours été connectés au monde grâce à un ordinateur. Quand nos parents, souvent après de longues négociations, ont cédé et pris la connexion, nous avons découvert un monde en gestation mais qui semblait déjà infini.
Les recherches se faisaient avec HotBot ou AltaVista, pas encore Google. Le taux de téléchargement peinait à dépasser 10 ko/seconde. Tout cela semblait « magique » au bon et au mauvais sens du terme. Le bon : des possibilités d’information incommensurables s’ouvraient. Le mauvais : nous ne comprenions rien aux enjeux qui se tramaient au-delà de notre carte-mère. C’était il y a une éternité et ces enjeux sont restés, plus vifs que jamais.
Ils se nomment transparence, liberté d’information, copyright, propriété intellectuelle, dépendance technologique, on en passe. Depuis ses balbutiements, Internet recèle une puissante dimension politique. Les révélations de Wikileaks, l’amplification des révoltes dans le Moyen-Orient par les médias sociaux constituent deux pointes émergées de l’iceberg, connues désormais de tous. D’autres facettes citoyennes ont rencontré une publicité moins assidue dans les médias généralistes. Beaucoup sont passionnantes : les rejetons de Wikileaks, les hackerspaces, le mouvement de protection de l’information en Islande, les partis pirates, l’action du Chaos Computer Club ou de la Quadrature du Net ou encore l’open data, qui prône, comme son nom l’indique, l’ouverture des données au public.
Quelles sont les motivations de ces citoyens ? Quels liens entretiennent-ils ? Quelle vision ont-ils de l’Internet et de son rôle dans notre société ? Qu’en est-il en Belgique ?
Pendant quelques mois, nous allons tenter d’explorer ces mouvements, à travers les frontières et d’allier textes, photos, graphismes et vidéos. Ce projet et la démarche, à long terme, qui le sous-tend sont rendus possibles grâce à l’aide du Fonds pour le Journalisme, lui-même propulsé par l’AJP et financé par la Communauté française.
N’hésitez pas à ne pas être d’accord, à corriger nos erreurs, partager vos idées et suggestions. Bienvenue.
Quentin Noirfalisse, Antoine Sanchez, Adrien Kaempf, Maximilien Charlier





