Bulgarie: l’implication des services secrets

Sofia

Ce sont bien les services secrets qui, à l’origine, ont involontairement permis une percée de l’héroïne en Bulgarie, nous confirme l’un des plus éminents spécialistes du crime organisé bulgare, le criminologue Tihomir Beslov, du Centre pour l’étude de la démocratie (CSD).  : « Au début, le crime organisé bulgare se moquait bien de l’héroïne. lire la suite

Mottaki: pour un sommet anti-drogues UE-Turquie-Iran

Ancien ministre des Affaires étrangères d’Iran, tombé en disgrâce fin 2010 suite à un différend avec le président Ahmadinejad, Manouchehr Mottaki reste une voix importante de la diplomatie iranienne. Nous l’avions interrogé avant sa chute, à un moment où il était encore le chef de la diplomatie iranienne:

Mottaki: Nous pensons que l’héroïne touche toutes les nations, par delà les frontières. C’est un sale commerce, mené par des mafias cruelles qui ne pensent pas à la jeunesse. Le crime organisé doit être combattu par tous les gouvernements. Malheureusement, une mauvaise gouvernance en Afghanistan, qui a ses racines dans la politique britannique (Londres est chargé de la lutte anti-drogue en Afghanistan, comme vous le savez), fait que ce combat est aujourd’hui un désastre. Nous pensons que les Britanniques devraient revoir leur politique. Le résultat de leur politique, c’est le passage de 300 tonnes à 9.000 tonnes d’opium annuelles. S’ils n’y parviennent pas, c’est mieux qu’ils renoncent et que d’autres se chargent de cette politique. lire la suite

Paoli: l’Afghanistan, idéal pour un trafic de grande ampleur

Letizia Paoli, chercheuse à l’université de Leuven (KUL), spécialisée dans le crime organisé, vous avez publié aux côtés de Victoria Greenfield et Peter Reuter le livre “The World Heroin Market. Can Supply be cut?” (Oxford University Press, 2009). Tout au long de l’enquête que nous publions cette semaine en version papier dans “Le Soir”, vous serez notre experte sur l’économie de l’héroïne. D’abord, dans quelle mesure pensez-vous que les chiffres de l’ONUDC soient fiables ?

Les chiffres des relevés de terrain (surveys) sur la capacité de production et les terres consacrées au pavot sont les meilleurs dont nous disposions. Ces chiffres semblent produits selon une procédure fiable. C’est autre chose lorsqu’il s’agit des saisies, des routes, des indices de trafic : là, ces chiffres sont moins fiables, ne fut-ce que parce qu’ils sont envoyés par des acteurs gouvernementaux. Puis ils ne sont pas toujours utilisables: on parle de saisies d’un tel volume sans les corréler à une pureté. C’est important car, par exemple, si nous tentons d’étudier ce qu’a été l’impact de l’interdiction talibane de l’héroïne (2001), on voit que l’impact sur les prix a été très court, mais l’impact sur la pureté a été plus long et cet impact, lui, a été ressenti jusqu’en Turquie et en Grande-Bretagne. La qualité de ces données là devrait être sérieusement améliorée. Je pense que ce n’est pas impossible, c’est surtout une question de volonté politique.

Dans votre livre, vous évoquez (p. 122) une catégorisation croissante des trafiquants. Comment les organiseriez-vous aujourd’hui ?

Vous avez d’abord les récoltants, qui récoltent le stupéfiant et l’amènent aux bazârs. De là, vous avez de petits trafiquants qui achètent l’opium et le vendent, presque jour après jour, à d’autres trafiquants qui, eux, vont amener leurs achats aux grands bazârs, ceux d’importance régionale. L’une des conséquences paradoxales de la répression accrue est que vous avez de manière accrue des profils distincts de trafiquants. lire la suite

Costa: hors Afghanistan, les bénéfices du trafic échappent aux Afghans

Antonio Maria Costa, vous avez été jusqu’à l’an dernier le directeur de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC, basé à Vienne).  Qui s’enrichit, en Afghanistan – et dans l’environnement immédiat de l’Afghanistan – avec le trafic d’opium et d’héroïne ?

En pratique, toutes les minorités d’Afghanistan sont impliquées dans le processus de culture et d’exportation, mais en particulier la minorité pachtoune, qui domine dans la moitié sud du pays, où se trouve l’essentiel de la production de pavot.
Dès que le stupéfiant est exporté au Pakistan ou directement en Iran, d’autres groupes ethniques interviennent, d’abord les Baloutches. Les Baloutches se trouvent au sud de l’Afghanistan, à l’est de l’Iran, au nord du Pakistan. Puis, après la traversée de l’Iran,  le stupéfiant va entrer en zone kurde : les Kurdes sont réputés pour êtres impliqués, depuis longtemps, dans le trafic de stupéfiants, notamment en Turquie, mais aussi dans d’autres lieux comme l’Allemagne et autres endroits d’Europe.

Pachtounes, Baloutches, Kurdes, etc… Vous pensez qu’ils prennent une grande part des bénéfices ?

L’économie de l’héroïne commence à la ferme, et nous pensons que les fermiers prennent au total 5% de la valeur totale de l’économie de l’opium, qui peut se monter au niveau planétaire à 50 ou 60 milliards de dollars. Une fraction va au crime organisé afghan, ainsi qu’aux talibans et insurgés. Mais après cela, la valeur d’une cargaison tend à doubler à chaque passage de frontière, car le passage de frontière est considéré comme dangereux. Le plus grand bénéficiaire est le crime organisé, bien sur, qui, rien qu’en Europe, doit gagner plus de 20 milliards de dollars rien que sur l’héroïne.

Vous dites que, sur la route des Balkans, les groupes  locaux participent au trafic et prennent une part des bénéfices ?

Il existe une différence intéressante entre les trafiquants de cocaïne sud-américains et ceux qui trafiquent l’héroïne afghane. Pour la cocaïne, qu’elle soit produite en Colombie, au Pérou ou en Bolivie, la production, le trafic et même dans une certaine mesure la vente au détail restent dans les mains des Colombiens. Il en va autrement de l’héroïne afghane : les Afghans tiennent le trafic intérieur, mais à l’étranger, ils n’ont pas de diaspora importante, ils ne parlent pas les langues étrangères, ils sont aisément identifiables. Donc, dès que la drogue quitte l’Afghanistan, elle se trouve immédiatement dans les mains de cartels : certains sont des cartels politiques liés à l’insurrection et derrière lesquels se trouve un réseau mondial, certains sont des cartels européens, des cartels russes, etc. Nous avons même identifié un cartel nigérian qui est actif dans l’héroïne, au Pakistan, sur la frontière afghane.

Vous dites que 140 tonnes d’héroïne quittent l’Afghanistan, pour 87 tonnes qui arrivent réellement en Europe. La différence serait interceptée en Iran ?

En ce qui concerne l’Iran, il n’y a pas que les saisies : il y a aussi la consommation. Le taux de saisie iranien est de 22%. Les saisies sont considérables en Iran (et dans une certaine mesure aussi, à la frontière pakistanaise) : en Iran, 20% de la drogue qui passe est interceptée, ce qui est le plus haut taux au monde. Mais il y a aussi la consommation : nous pensons que 3, 5 à 4 millions d’Iraniens sont dépendants des opiacés, ce qui donne un taux de toxicomanie de 6%, sans doute le plus élevé au monde (6% de la population 18-64 ans : personne n’a cela!) Les Russes ont un plus fort pourcentage sur la tranche 18-24 ou 18-34, mais pas sur la population totale !
Le chiffre est contesté par les Iraniens : ils parlent de 1 à 2 millions. Mais c’est une tragédie nationale, cette drogue qui est consommée localement. Notre estimation est de 3 à 4 millions sur 72 millions d’habitants. C’est non seulement le taux le plus haut, mais aussi un dommage très élevé puisqu’il s’agit d’héroïne.

En bout de course, quels seront les grands marchés de l’héroïne en Europe ?

21% de l’héroïne qui arrive en Europe serait destinée au Royaume-Uni, 20% Italie – c’est une tragédie –, de même que  8-10% en Allemagne, et 8-10% en France.

Opposition: l’Iran est sérieuse dans sa lutte contre l’héroïne

Surpris par l’apparente détermination des autorités iraniennes à lutter contre l’héroïne – une donnée mise en doute par plusieurs de nos sources américaines basées en Afghanistan – nous avons soudainement déporté la présente enquête à des milliers de kilomètres de là: nous nous sommes rendus en Norvège. Non pas à Oslo, bien sur, ni même dans sa très grande banlieue: nous sommes au bout du bout de la Norvège, dans une ville plus que discrète, où nous sommes à la recherche d’une diplomate iranien qui connaît parfaitement notre travail actuel sur l’héroïne afghane. Il vient, fort opportunément pour nous, de faire défection, de claquer la porte après trente années de bons et loyaux services rendus à la révolution de Khomeiny.Nous sommes là, à l’embouchure d’un fjord. Et soudain, il nous est apparu, sans garde du corps, juste bien caché derrière une adresse électronique. Il est venu à pied, avec ce qu’il fallait de retard pour nous rappeler que nous n’avions pas un seul numéro de portable, pas le moindre moyen d’entrer en contact direct avec lui s’il décidait de nous faire faux bond. Depuis sa défection ce 13 septembre, depuis que ce représentant un peu raide de la république islamique d’Iran a claqué la porte de son ambassade bruxelloise et rejoint avec fracas les rangs de l’opposition active,  Farzad Farhangian, 47 ans, ne nous est plus apparu que derrière un dédale de contacts. Et pour cause: il vient  de se poser face à l’Atlantique Nord, doit encore liquider son patrimoine belge (meubles, appartement, garage, voiture), assurer la re-scolarisation des enfants, comprendre qui est ami, qui est l’ennemi.Mais nous voici l’un devant l’autre, à nouveau. Il est aujourd’hui capable – et il le fait – de détruire l’image d’Ahmadinejad, de critiquer le programme nucléaire iranien ou la politique économique du gouvernement de Téhéran. Alors, M. Farhangian, entre quatre yeux, ce voyage que vous nous avez aidé à réaliser en Iran pour y couvrir la lutte anti-drogue: info ou intox? Est-ce que l’Iran lutte vraiment contre la drogue? La grande suspicion, c’est de penser que les Gardiens de la révolution empochent les budgets de la lutte anti-drogue pour se doter d’équipement, d’armement, mais qu’ils ne luttent pas vraiment contre la drogue…En primeur sur ce blog, nous vous livrons sa réponse: “ J’ai suivi ce problème-là de près, depuis des années. On peut lutter sérieusement contre la drogue, on l’a fait dans les années 80 lorsqu’était au pouvoir l’ayatollah Khalkhali (NDLR: le “juge des pendaisons”, chargé de l’application de la sharia au tout début de la révolution). Il a lutté très fort, de manière très ouverte contre l’héroïne, et le prix de l’héroïne a monté en flèche. Mais le temps a passé et le problème est revenu: les tactiques de trafiquants ont changé, et aujourd’hui nous avons de millions de toxicomanes. On peut faire la lutte, et on fait la lutte! Le résultat obtenu, je vous l’accorde, c’est autre chose. Mais je ne veux pas mettre en doute la lutte des Iraniens contre la drogue: il y a une lutte saine, 30.000 personnes mènent directement et indirectement ce combat, et ce qui est découvert ne représente qu’un dixième de ce qui passe à travers le pays. Les résultats ne sont pas bons, mais je ne veux pas jeter un doute sur ce combat.” Dont acte, M. Farhangian: cette république, vous la connaissez de l’intérieur, comme personne, et sur la lutte antidrogues au moins, vous vous abstenez de la critiquer. Autant savoir.

Sur le front iranien de la guerre à la drogue

En plein midi, le lourd hélico MI-171 ne porte pas la moindre ombre au sol et c’est un désert ininterrompu, cannelle et vanille, parfois une tache de crème, que lèche le regard. Pas le moindre arbre en vue, aucune verdure avant que ne se découvre au Nord, comme un nuage émeraude à peine posé sur le sable brûlant, les lacs qui annoncent Borj-e-Sarband.Pourtant, une ligne mince et sombre, droite et obstinée, nous accompagne à l’Orient. L’oeil y discerne un canal qui n’aurait jamais connu l’eau, doublé de barbelés qui ne gardent aucun bétail. Et puis il y a ce mur de béton, deux mètres et demi de haut, qui nous trouble autant qu’il a du enrager nomades et trafiquants. Et tout cela – mur, canal et barbelés -dure sur des centaines de kilomètres, tant en frontière de l’Afghanistan que du Pakistan, agrémentés de temps à autre d’un fortin ou d’une tour esseulée sans ennemi visible à l’horizon. La Citadelle de St Ex’ cernée par le Désert de Buzzati.L’hélico se pose à Milak, au sud-est de Zabol, où un cours d’eau sépare déjà les deux Perses. Ici aussi, sur les deux berges encadrant l’unique pont jeté par dessus la frontière, l’Iran a construit de hauts murs pour empêcher le passage à la nage des trafiquants afghans d’opiacés. En apparence, impossible de passer la frontière sans s’inscrire dans la file d’autobus et camions qui patientent aux douanes.Ainsi, Téhéran n’a pas menti. Sur son front Est, du Turkménistan jusqu’à la côte du Makran, l’Iran sest construit une ligne Maginot, aujourdíhui doublée d’un système de détection électronique. Avec l’appui des Nations Unies – mais aussi de la Belgique, qui a épaulé le programme antidrogue à hauteur d’un demi-million d’euros – un réseau de radars terrestres surveille les 1.840 kilomètres de frontière, cependant que les garnisons de police et de Gardiens de la révolution ont reçu leurs premiers équipements de vision nocturne. Dont coût : 210.000 millions d’euros pour le seul programme électronique des trois dernières années. Voilà qui ne colle pas du tout avec ce que nous avons appris du côté afghan.Mais pourquoi nous montrer tout cela aujourd’hui, alors que depuis bientôt dix ans, nous demandions en vain à venir ici ? Que 3.700 soldats et policiers iraniens sont morts ici ces dix dernières années est un fait connu : même si les chiffres sont parfois contestés, on sait que l’Iran est le premier rempart de l’Europe contre les flots d’héroïne. Alors pourquoi ce mystérieux rendez-vous, un mercredi à quatre heures du matin, à l’aéroport domestique de Téhéran ?Les raisons sont multiples. Téhéran ouvre ses portes parce qu’enfin, l’Iran a été reconnu par la communauté internationale (et les Etats-Unis) comme un acteur nécessaire à la reconstruction de l’Afghanistan.Et puis demeure cette conviction forte des Nations Unies, que l’Iran souhaiterait voir partagée par la communauté internationale : ” L”Iran possède une des meilleures forces anti-drogues du monde”, nous martèle l’ex-n°2 des Nations Unies, Antonio Mario Costa, ex-directeur de l’Office contre la drogue et le crime (ONUDC).Il n’y a pas que les policiers, gardiens de la révolution et basijis tués sur le front de la drogue : il y a aussi cet incendie intérieur qui frappe l’Iran et a convaincu dernièrement la république d’installer des distributeurs automatiques de seringues. L’Iran a désormais le plus haut taux d’héroïnomanie au monde. Un record aggravé depuis 1997 par une explosion des cas de contamination HIV.L’Iran n’accuse pas seulement l’Afghanistan. Elle dénonce la tiédeur de l’Union face à Téhéran et, au même moment, pointe ces camions bulgares – donc européens – qui viennent jusqu’en grande banlieue de Téhéran charger les centaines de kilos d’héroïne produits sous couverture, dans des exploitations agricoles de la région de Qazvin. Téhéran veut que cela se sache.C’est pour cela qu’un beau mercredi, à l’aube, une poignée de diplomates et quelques journalistes étonnés ont atterri à Zahedan, chef-lieu d’une province insurgée, le Sistan-Baloutchistan, région la plus pauvre du pays. Un diplomate iranien a admis venir ici pour la première fois de sa vie. Et pour cause. Foyer du mouvement insurgé sunnite Jundullah, le Baloutchistan iranien est – tout comme son homonyme pakistanais – au croisement de trois périls : l’insurrection indépendantiste baloutche, les trafics d’armes de l’insurrection afghane, les trafics de drogues des narcos afghans. Les attentats sont réguliers – le président Ahmadinejad a failli perdre la vie ici en décembre 2005 -, ce qui explique la discrétion de notre voyage. ” Du lever au coucher du jour, les forces de l’ordre tiennent le chef-lieu”, remarque un spécialiste étranger. “Mais la nuit, Zahedan est aux mains des bandits.” Les Nations Unies tiennent un discours similaire : dans la ville proche de Shirabad, 40 à 65% des revenus sont liés aux trafics et aux organisations criminelles.Déterminées à retrouver un niveau acceptable de sécurité, les autorités iraniennes veulent montrer leurs muscles à la population et à l’Occident  : devant nous, des centaines voire des milliers d’hommes et de femmes – forces spéciales encagoulées, unités spéciales de police, basijis – se livrent à des démonstrations de force, défilés et combats simulés pas toujours convaincants mais qui témoignent d’une détermination réelle. “Ces trois dernières années, nous avons ajouté 80 kilomètres de mur, 160 tours de guet, 460 kilomètres de fossés”, nous soutient le chef de la police nationale Esmail Ahmadi Moghaddam. “Soit 570 millions d’euros dépensés pour la seule sécurité des frontières Est.”  En contrepartie, demande une consoeur iranienne, qu’a fait pour nous la communauté internationale ? “Les Nations Unies font avec l’argent qu’on leur donne”, répond l’ONU. “Et jusqu’ici, les dons destinés à l’Iran ont été très limités.” CQFD

Pourquoi Téhéran souhaite des frontières poreuses

Pourquoi Téhéran, qui se dit engagée dans la lutte contre l’héroïne, serait-elle en train de démanteler son dispositif antidrogue en frontière du Nord-Est? Parce que quatre camps de l’insurrection afghane se sont établis au Nord-Est de l’Iran avec la bénédiction de Téhéran. Ces positions de replis permettent de développer des attaques sur le nouveau  « front Ouest » de la guerre d’Afghanistan : Herat et Qala-I-Naw. Et ce qui peine l’Otan aujourd’hui réjouit Téhéran. lire la suite

Les routes du trafic d’héroïne en Iran

Cartes des trafics en Iran (ONUDC, 2010)

L’Iran, champion de l’interception et de la consommation d’héroïne

Sacs d’héroïne saisis en Iran. (c) Lallemand

Si l’Afghanistan produit 380 tonnes d’héroïne par an et en exporte environ 375 tonnes, cette diffusion de stupéfiants s’opère en trois flux : 95 tonnes vers le Nord (Asie centrale puis Russie), 115 tonnes vers le Pakistan (à destination de l’Extrême-Orient et de l’Afrique) et 140 tonnes vers l’Iran (dont 35 tonnes après un crochet par le Baloutchistan pakistanais). lire la suite

Document: la “Ligne Maginot” de l’Est Iranien

La “ligne Maginot” iranienne. (c) Lallemand

Ces quelques secondes d’images dévoilent la véritable “ligne Maginot” bâtie sur plusieurs centaines de kilomètres par les Iraniens, pour entraver les trafiquants afghans qui tentent de rejoindre le Khorasan iranien: un mur, des barbelés, un canal à sec de quatre mètres de profondeur creusé sur toute la longueur. Sur la fin de film on découvre, bâti à l’identique tous les quelques kilomètres, un fort triangulaire construit autour de trois tours de guet.

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