Fourniret choisit de se taire
posté le 27 mars 2008 |
catégorie L'affaire Fourniret
Dès l’ouverture de son procès, il brandit une affichette : « Pas de huis clos = bouche cousue ».
Charleville-Mézières (France)
De l’un de nos envoyés spéciaux
Michel Fourniret se taira. Invité à confirmer son identité à l’ouverture de son procès, jeudi matin, il brandit derrière la paroi vitrée du box des accusés une affichette que le président Latapie peine d’abord à lire. Il plisse les yeux, comme si ce champ de vision rétrécit allait augmenter son acuité visuelle : « Pas de huis clos = bouche cousue », finit-il par déchiffrer. C’est ça : Fourniret ne pipera pas un mot. On se perdait, depuis des semaines, en conjectures sur sa stratégie de défense et voilà qu’au bout du compte, il choisit le silence – celle, somme toute, qui lui ressemble le moins.