« Réfléchissez jusqu’à lundi, Monsieur Fourniret… »

Debout, les bras croisés, Fourniret a la mine absorbée de celui qui aurait commencé un travail d’introspection.

« Nous sommes vendredi… », dit-il comme pour lui-même.

« C’est cela, l’encourage le président Latapie. Réfléchissez donc et faites-moi connaître votre décision quand l’audience reprendra lundi matin. »

Il est 17 h 30. L’audience se termine. Une demi-heure durant, le président a tenté de convaincre l’accusé de reconsidérer sa position et de sortir du mutisme dans lequel Fourniret a choisi de se claquemurer dès l’ouverture de son procès. Et l’accusé n’est plus très loin de se laisser infléchir.

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Document : la lettre de Michel Fourniret

La lettre donnée par Fourniret au président du tribunal.

Le “papyrus” de Michel Fourniret

Le document remis par Michel Fourniet au président de la cour d’assies des Ardennes Gilles Latapie est un agglomérat de feuilles, collées les unes aux autres, qu’il présente comme un papyrus enserré dans un ruban de couleurr orange-rouge. Dans cet “acte de défense” il prend fait et cause pour son épouse Monique Olivier qu’il prétend être “tombée dans les mains d’un manipulateur”. Il exonère ainsi son épouse de toute responsabilité dans son parcours criminel alor que le récit de leur parcours conjoint ne laisse que peu de doute à leur équipée commune.
Qu’en penser? Selon moi, le recours à la production d’un “papyrus” par Michel Fourniret prend largement en compte l’intérêt pour l’égyptologie que manifeste, depuis son incarcération, Monique Olivier, son épouse et complice. Ce doucument, tracé à la manière des scribes des pharaons, est un clin d’oiel à Monique Olivier.
En disculpant son épouse, il ramène à lui toutes les responsabilités des meurtres viols et séquestrations. Depuis plusieurs mois, des avocats de l’un et l’autre avaient fait courir la cartitude que Fourniret et Olivier étaient en instance de divorce. Il n’en est rien. Les deux restent unis. Le “papyrus” les soude plus que jamais. Ce qui rendorce l’impression, exprimée hier dans l’édition papier du “Soir”, qu’ils demeurent tous deux déterminés à confiner le procès de Charleville-Mézières aux seuls faits poursuivis…Et d’ignorer les autres (et nombreux) soupçons qui pèsent sur ce couple de diaboliques qui semblent toujours unis malgré les apparences…