L’erreur de Michel Fourniret
posté le 30 mars 2008 |
catégorie L'affaire Fourniret
Le forestier avoue avoir voulu tuer une infirmière à Jette. Le parquet de Dinant saisit le juge d’instruction.
CHARLEVILLE-MéZIèRES (FRANCE)
De notre envoyé spécial
Dans le « papyrus » remis jeudi au président de la Cour d’assises des Ardennes et publié intégralement vendredi sur notre site internet lesoir.be, le tueur en série Michel Fourniret accaparait certains adages. L’un d’eux lui revient ce lundi comme un boomerang : « Les paroles s’en vont (NDLR : s’envolent), les écrits restent », précisant que son dossier d’instruction « constitue une bombe à retardement ». Dans ce document qui révélait aussi « l’asservissement de vieillards » (Le Soir du 29 mars), Michel Fourniret avouait une « tentative d’homicide sur la personne d’un professionnel de la santé, fait sur lequel jamais personne ne m’a entendu ». Il évoquait ainsi l’enlèvement avorté d’une infirmière, le 13 juillet 1994, sur le parking de l’hôpital AZ VUB de Jette, près de Bruxelles. Surpris par un gardien de l’hôpital, il avait abandonné sur le parking son revolver Manhurin (volé à la Police de l’air et des frontières de Givet), une paire de menottes et du ruban adhésif.