« Mon frère, tué comme un chien »

Détruite, la famille de Kevin Sever a été entendue jeudi. Elle dénonce un acte gratuit.

 C’était son jour de congé. Kevin Sever s’était rasé, puis douché, pour sortir. Comme d’habitude. Sauf que le 21 février 2006, il n’est jamais rentré.

Sa mère s’en souvient. C’est elle qui avait signalé la disparition de son fils de 38 ans, dès le lendemain. « Il me prévenait toujours, s’il décidait de dormir à l’extérieur. » La maman n’en dira pas beaucoup plus, jeudi, devant la Cour. « En tuant mon fils, il a détruit toute notre famille. » Elle s’effondre en sanglots. Alors, ce sont ses enfants qui parlent. De l’horreur d’un drame qu’ils n’acceptent toujours pas, de la tentative de suicide du plus jeune fils Sever, la dépression de sa mère, l’éclatement de la famille. Tout ça, parce que Kevin était au mauvais endroit, au mauvais moment.

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« La chèvre de M. Seguin »

Le procès de Geneviève Lhermitte, à Nivelles, le 8 décembre

L’acte d’accusation est prêt. La mère infanticide semble « comprise » par les psys. Elle accuse son mari de violences.

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Crime passionnel sur fond pathogène

Les psys et l’ex-amie d’Alexandre Delfosse témoignent

Alexandre le martèle depuis le début du procès : il n’est pas fou et ne l’a jamais été. Alors ce mercredi matin, quand les experts psychiatres arrivent à la Cour, son visage est fermé. Assis là, dans le box des prévenus, les cernes creusés, il les écoute présenter leur rapport. Qu’il sait accablant. Car pour les trois médecins qui l’ont rencontré, le diagnostic est clair : la personnalité d’Alexandre Delfosse est « psychotique et paranoïde ».

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Renard condamné à quinze ans

La cour d’assises du Brabant wallon a rendu son arrêt

Ses défenseurs lui avaient trouvé vingt-cinq circonstances atténuantes !
La cour en a retenu cinq.

 Mercredi, en début d’après-midi, la cour d’assises du Brabant wallon a condamné Jean-Pierre Renard à quinze ans de réclusion. La veille, il avait été reconnu coupable d’assassinat sur la personne de son épouse, Thérèse Souratie, et sur celle de son beau-fils, Junior Ouoba Yempabou, tous deux abattus de plusieurs balles, le 25 mai 2007, dans la maison que le couple occupait à Mont-Saint-Guibert.

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Seul pour porter le mort

Alexandre Delfosse répond du meurtre de Kevin Sever

C’est le défilé des enquêteurs qui a occupé la Cour d’assises, mardi. Sur l’essentiel des faits, tout est limpide. Alexandre a avoué le meurtre de Kevin. Mais quelques points taraudent les esprits.

 D’abord, comment Alexandre a-t-il bien pu transporter le corps de Kevin Sever, évalué à une centaine de kilos, sans aucune aide extérieure ? « Je m’interroge toujours », lance la juge d’instruction.

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Jean-Pierre Renard déclaré coupable d’assassinat

Les jurés des assises du Brabant wallon ont retenu la préméditation

Mardi soir, après sept heures de délibération, le jury de la cour d’assises du Brabant wallon a déclaré Jean-Pierre Renard, 53 ans, coupable d’assassinat sur la personne de son épouse, Thérèse Souratie, et sur celle de Junior Ouoba Yempabou, le fils qu’elle avait eu d’un premier mariage au Burkina Faso, son pays d’origine. Thérèse Souratie et son fils Junior avaient tous deux été abattus de plusieurs balles, dans la soirée du 25 mai 2007, dans la maison que le couple occupait à Mont-Saint-Guibert.

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« Elle appelait des hommes devant moi »

Le meurtre de Kevin Sever

Jaloux, Alexandre Delfosse ne supportait pas l’attitude de sa compagne.
Après leur rupture, il prend son arme. Et tue.

 Il a tiré deux coups de feu, en entrant dans l’appartement de son ex. Quelques secondes ou minutes plus tard, un homme est mort, sous ses balles. Alexandre l’avoue. « Je suis responsable de ce drame. Cela, je ne le nie pas. »

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« On est dans le scénario du crime provoqué »

Lundi, les avocats de Jean-Pierre Renard ont admis qu’il y avait eu une intention homicide dans le chef de leur client qui, depuis huit jours, répond devant les assises du Brabant wallon de la mort de son épouse, Thérèse Souratie, et de son fils, Junior, abattus de plusieurs coups de feu, le 26 mai 2007, à Mont-Saint-Guibert. Mes De Quévy et Amrani ont toutefois estimé que cette intention ne s’était manifestée qu’à compter du troisième coup de feu tiré sur Junior.

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Elle le quitte, il le tue

Alexandre Delfosse répond de la mort de Kevin Sever

Sa compagne avait rompu. Ivre de jalousie, il avait tué
un homme qu’elle venait juste de rencontrer.

 Il y a deux impacts de balle sur le corps qu’on retire du canal Bruxelles-Willebroek, à hauteur de la Vaartdijk, à Vilvorde, le 16 mai 2006. Il a séjourné des semaines et, plus probablement, des mois dans le bief. Le nez, les yeux, la bouche se sont délités dans l’eau opaque. C’est un cadavre sans visage. Mais sur lequel l’enquête ne tardera pas à remettre un nom : celui de Kevin Sever, 39 ans, disparu dans la soirée du 21 février précédent sans laisser de trace – même sa Mitsubishi Pajero semble s’être évaporée, cette nuit-là. Le 22 février, à 4 h 14, son GSM a émis un ultime signal capté par une antenne d’Evere. Puis plus rien.

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« Quatre des cinq tirs visaient la tête »

Vendredi, l’avocat général Pierre Rans a demandé aux jurés des assises du Brabant wallon de dire Jean-Pierre Renard coupable de l’assassinat de son épouse Thérèse Souratie et de son beau-fils Junior, abattus de plusieurs balles de 9 mm dans la nuit du 25 au 26 mai 2007, dans leur maison de Mont-Saint-Guibert. Pour le ministère public, l’intention homicide est irréfutable. L’accusé a fait feu avec une arme redoutable : un pistolet Jericho dont les balles, expulsées du canon à la vitesse de 330 mètres par seconde, restent mortelles à une distance de 100 mètres. Et, en tireur expérimenté, il a chaque fois fait feu pour tuer : quatre des cinq tirs visaient la tête, trois furent mortels – le quatrième aurait dû l’être : la balle, de manière inouïe, se fraya un chemin entre le cuir chevelu et l’os pariétal du crâne de Junior.

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