Jean-Marc Lecerf écope de 25 ans

Mercredi soir, Jean-Marc Lecerf a été condamné à 25 ans d’emprisonnement par la cour d’assises d’Arlon qui, quelques heures plus tôt, l’avait déclaré coupable du meurtre de sa maîtresse, Marguerite « Louise » Lemaire, 83 ans, qu’il avait étranglée, asphyxiée, garrottée et rouée de coups au cours d’une relation sexuelle, le 14 mars 2007, au domicile de la victime, à Meix-devant-Virton.

lire la suite

« L’ombre, c’est l’image de l’autre »

C’est quoi, cette ombre ? Celle que Jean-Marc Lecerf perçoit comme « l’ennemi qu’il faut détruire », celle qui libère en lui cette violence qui lui fait si peur, celle qui, ce jour-là, a soudainement dérobé à ses yeux l’image de Louise, sa maîtresse, qu’il a alors étranglée, asphyxiée, garrottée, martelée de coups de poing dans un incroyable déchaînement de rage aveugle ? « Cette ombre, c’est l’image de l’autre », estime l’expert psychiatre Philippe Jocquet. Et, pour Jean-Marc Lecerf, l’ennemi – l’enfer, aussi –, c’est l’autre.

lire la suite

« J’ai cessé de taper : l’ombre était partie »

Jean-Marc Lecerf dit juste qu’il a vu l’ombre. Celle qui apparaît chaque fois qu’il voit rouge et dont il sait qu’elle est l’ennemi qu’il faut détruire. L’ombre, dit-il, déchaîne en lui une violence qui lui fait peur.

« J’ai vu l’ombre, répète-t-il, et quand j’ai cessé de taper, elle avait disparu. » Et Louise Lemaire était morte. Étranglée, asphyxiée, le visage bourré des coups dont il avait martelé l’oreiller qui lui couvrait la tête.

Lecerf ne sait pas ce qui, ce jour-là, en pleins rapports sexuels, a soudainement fait surgir de sa nuit cette ombre funeste. « Peut-être le dégoût. »

Il avait 39 ans ; elle, presque 84. Elle était sa maîtresse depuis six ans, quoiqu’il se fût marié dans l’intervalle. Louise, dit-il, aimait d’ailleurs se voir en rivale. Ce qui l’agaçait : « Mon épouse, je l’aime, je suis un homme de sentiments. »

lire la suite

Lecerf ignore pourquoi il a tué son amante

Une voisine avait fini par s’inquiéter : Marguerite Lemaire n’avait ouvert sa porte à personne depuis des heures. Ni à l’infirmière – elle avait laissé un post-it sur la porte d’entrée : « Suis venue à 13 h, 18 h et 20 h 15, repasserai demain après-midi » – ni au boulanger : les policiers découvrirent un pain sur l’appui de fenêtre lorsqu’ils arrivèrent rue du Paquis, 31, à Meix-devant-Virton.

lire la suite

Cinq balles dans les cuisines

L’issue tragique d’une dispute. Enver Zekirowski répond du meurtre de Marjan Zefi, qui travaillait comme lui dans un resto de la rue au Beurre.

lire la suite

Delfosse écope de 15 ans de prison

Assises La cour a rendu son arrêt

Dans le box des accusés, ce mardi, Alexandre se lève, pour prendre la parole. Une dernière fois avant que le jury ne parte délibérer sur la peine à lui infliger. Le grand gaillard taciturne, perdu dans son costume sombre, panique. « Avec une peine de trente ans, je ne pourrais jamais me réinsérer. Je pense à mes enfants, à me reconstruire . »

lire la suite

Meurtre sans préméditation

Dernier jour du procès d’Alexandre Delfosse

Le ministère public a requis l’internement. La défense plaidait la provocation. Les jurés ont tranché.

 Il est 23h30. Après plusieurs heures de délibérations, le jury a rendu son verdict : Alexandre Delfosse est reconnu coupable de meurtre sans préméditation et sans provocation sur Kevin Sever, un homme de 38 ans dont le corps avait été retrouvé en mai 2006 dans le canal de Willebroek. L’accusé ne sera pas interné.

Un verdict qui intervient après une ultime journée de réquisitoire et plaidoiries, où chaque partie a joué ses dernières cartes.

lire la suite

« Il avait décidé de tuer »

Pour les parties civiles, l’ex-amie d’Alexandre Delfosse ne l’a pas provoqué

Alexandre et Sophie. Entre ces deux-là, c’était une histoire d’amour chaotique. « Pathogène », selon les experts psychiatres. Soit. Mais le jury devrait-il estimer pour autant qu’Alexandre a tué parce qu’il avait été provoqué par son amie ? Une circonstance qui pourrait, si elle était admise, faire tomber la peine de l’accusé à cinq ans d’emprisonnement. Pour les avocats des parties civiles, qui ont plaidé vendredi dernier, admettre qu’il y a eu « provocation » reviendrait à « faire de la vérité d’Alexandre, la vérité juridique. » Et faire passer un meurtrier, qui a agi seul, pour une victime.

lire la suite