Malaise d’une magistrate aux assises

Habran Les demandes d’acquittement se succèdent sur les bancs de la défense

Les plaidoiries se poursuivent à la cour d’assises de Liège. Avec ce même leitmotiv : des demandes d’acquittement pour Marcel Habran et ses compagnons de route.

lire la suite

Quinze ans pour El Kebbachi

Assises Meurtre à Anderlecht

Jeudi en début de soirée, la cour d’assises de Bruxelles a condamné à une peine de quinze années de réclusion M’hamed El Kebbachi que le jury avait déclaré coupable, trois heures plus tôt, du meurtre de son épouse, Malika Sebbarh, tuée de plusieurs coups de couteau, le 23 avril 2007, dans la maison que le couple habitait, rue de la Justice, à Anderlecht.

lire la suite

« Il a menti du début à la fin »

Pour l’avocat général et les parties civiles, l’accusé a caché bien des mensonges derrière le paravent de ses aveux.

 M’hamed El Kebbachi n’avait pas d’ami. Il vivait dans un isolement social consternant. Il a pu produire un seul témoin de moralité, durant l’audience de mercredi : son frère aîné, dont le témoignage très réservé sembla d’emblée moins inspiré par la sincérité que par la piété fraternelle. Malgré quoi il fut très vite évident que ces deux-là ne s’entendaient pas comme on aurait pu le croire. En fait, ils avaient eu des mots peu de temps avant le drame – M’hamed avait traité son aîné de « fils de p… » – à propos d’un terrain dont ils étaient copropriétaires au Maroc. Et ils étaient en froid.

lire la suite

Où se trouvait le couteau ?

Le récit de l’accusé n’est pas corroboré par les constats des légistes. Le témoignage
de ses propres filles achève de l’affaiblir.

 Le jour où l’on reconstitua les circonstances dans lesquelles il avait tué son épouse, le 23 avril 2007, à Anderlecht, M’hamed El Kebbachi demanda le plus sérieusement du monde à pouvoir ingurgiter « dix-sept ou dix-huit canettes » pour recréer l’état qui était le sien lorsqu’il avait porté ces seize coups de couteau à Malika Sebbarh. Le toxicologue allait confirmer que l’accusé se trouvait dans « un état d’intoxication alcoolique aiguë » au moment du meurtre.

lire la suite

« Il était en rupture avec tout le monde »

M’hamed El Kebbachi vivait en reclus.
Avec ses bières et son épouse qu’il tyrannisait.
Il l’a tuée le 23 avril 2007.

Ses mains sont plus éloquentes que lui, ça oui. Pourtant, M’hamed El Kebbachi met une vraie véhémence dans chacun de ses propos. Quand il nie, par exemple, avoir jamais été violent avec Malika Sebbarh, son épouse : « Jamais ! Pas la plus petite gifle ! Rien ! », se récrie-t-il dans le box des accusés.

lire la suite

Meurtre à huis clos

M’hamed El Kebbachi répond de la mort de son épouse. Alcoolique, invalide, il ne quittait plus
la maison. Et régnait sur son monde en tyran domestique.

 Les filles de la maison – déjà des femmes, toutes les trois – étaient hystériques : les policiers avaient dû utiliser un spray lacrymogène pour les contraindre à quitter le salon de l’appartement où le corps de leur mère, Malika Sebbarh, baignait dans son sang. Ils avaient trouvé M’hamed El Kebbachi, le père, dans la chambre à coucher. Etendu sur le lit, le pyjama couvert de sang, empestant l’alcool. Ivre.

lire la suite