Habran, la mort en prison ?

Justice La Cour de Strasbourg sera à nouveau saisie

Le réquisitoire du procureur fédéral Michel Yernaux, prononcé vendredi matin devant la cour d’assises de Liège au lendemain du verdict rendu par les jurés, laisse peu d’espoir à Marcel Habran de ressortir vivant de prison. Le ministère public, s’appuyant sur sa culpabilité reconnue dans le hold-up sanglant de Waremme (sans être impliqué dans le meurtre des deux convoyeurs de fonds) et de sa qualité de « chef d’une organisation criminelle » a requis 25 ans de réclusion criminelle et 20 ans de mise à disposition du gouvernement à l’encontre du « papy-braqueur » âgé de 75 ans.

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Le papy-braqueur échappe au pire

 Les jurés liégeois rendent un verdict contrasté après 6 mois de débats.  « Marcel Habran n’a pas de sang
sur les mains. » Le vieux gangster était bien à Waremme et risque une lourde condamnation.

Au terme de six mois de débats entamés le 3 septembre 2008, les jurés de la cour d’assises de Liège ont rendu, après cinq jours de délibérations passés dans un hôtel liégeois, un verdict contrasté à l’encontre des onze accusés de ce procès, l’un des plus longs de l’histoire judiciaire belge.

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Lambert et Moussaoui : verdict sévère

Arlon La famille de Luigi Secci, tabassé à mort à Bastogne en mars 2006, peut faire son deuil

Le verdict est tombé jeudi soir, vers 22 h 45. Didier Lambert Joaquim est reconnu coupable du meurtre sauvage de Luigi Secci, dans la nuit du 24 au 25 mars 2006, à Bastogne. Rachid Moussaoui est coupable de coups volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Lance Graindorge et Lucian Moga sont coupables de coups simples. Les jurés estiment qu’il n’y a pas eu provocation dans le chef de la victime. Enfin, Joël Laforge est reconnu coupable de coups envers le neveu de la victime. Les trois derniers prévenus ont donc comparu libres ce jeudi, pour l’arrêt sur les peines.

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L’accusée et tous ses contrastes

Prostituée, et elle ne s’en cachait pas. Khadiga Haouas était aussi une femme, une mère, une sœur, une fille, si bien qu’on a eu droit, jeudi, aux derniers témoignages contrastés devant la Cour d’assises du Hainaut où elle répond de plusieurs dizaines d’arnaques aux cartes de banque.

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Les jurés ont pris leur temps

Arlon Le drôle de combat de certains avocats

22 heures, aucun verdict. Les jurés savent que leur tâche est lourde de conséquences pour les cinq accusés. 

Huit jours de débats, mais toujours des zones d’ombre. Entre mensonges, témoignages flous et peur de représailles. Qui a donné les 15 coups de couteau à Luigi Secci, dans la nuit du 24 au 25 mars 2006, entre le café Le Zeppelin et la place Mac Auliffe, à Bastogne ? Didier Lambert Joaquim, un des quatre accusés de meurtre, dit en avoir donné trois. Pourquoi certaines personnes qui ont donné des coups à Emmanuel Bouchet, le neveu de la victime, ne se retrouvent pas dans le box, à l’instar de Joël Laforge, le seul à être poursuivi pour ces faits ?

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L’envol des pigeons du « Rose Garden »

Ils sont venus avec les réticences qu’on imagine, devant la cour d’assises, au procès de Khadiga Haouas, qu’ils avaient connue au « Rose Garden » de Gand. Comment dire en public qu’on a fréquenté une maison de passe et, qu’en plus, on s’y est fait rouler ? Ils ont donc comparu hier, toute honte bue, et le président Olivier Delmarche a eu le bon goût de les mettre à l’aise autant que faire se pouvait, en les remerciant d’un acte de civisme (obligé, tout de même…) qui les exposait à une forme de publicité, sinon à quelques ricanements entendus. Leur histoire, répétitive, aura créé entre eux une communauté temporaire. L’auteur de la première plainte avait pris un verre avec l’accusée. Il s’est isolé avec elle. Elle ne cessait d’entrer et de sortir de la chambre, il a fini par s’endormir, sans avoir rien consommé d’autre, pendant six heures. Il aurait dû ne payer que 300 euros, il a été soulagé de 7.000 euros, sur trois cartes différentes. Le verre qu’il a pris lui a été servi par l’accusée.

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Des stratégies de défense différentes

Selon la défense, Graindorge et Lambert sont seulement auteurs de coups mais n’ont pas eu l’intention de tuer Luigi Secci

Une trentaine de questions pour les quatre principaux accusés, les jurés auront une longue journée de délibération, ce mercredi. D’autant plus que les débats, s’ils ont éclairci certaines zones d’ombre, n’ont pas levé tous les doutes sur le meurtre de Luigi Secci, à Bastogne en mars 2006.

Coupables ou non de meurtre, de coups volontaires, excuse de provocation. Voilà, pour chacun, les enjeux de leur défense.

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Deux clients au moins avaient été drogués

Incontestablement, deux consommateurs du Rose Garden, ce bar gantois où Khadiga Haouas se prostituait, avaient ingéré du Zolpidem. Un toxicologue l’a expliqué devant la Cour d’assises, ce mardi. Deux autres experts, médecins légistes, ont confirmé la cause du décès d’un de ces clients : sa voiture s’est fracassée et il a succombé à un écrasement du thorax.

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Meurtre pour les uns, provocation pour les autres

« La mort de Luigi Secci, je la compare à une corrida ! »

Deuxième semaine d’assises, dans l’affaire Luigi Secci, tué le 24 mars 2006 à la sortie d’un café, à Bastogne. Cinq jeunes sont sur les bancs, quatre poursuivis pour meurtre, le cinquième l’étant pour des coups portés au neveu de la victime.

Ce matin, la parole était aux parties civiles. Après-midi, au ministère public et aux avocats de Rachid Moussaoui, un accusé.

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Les roucoulades tarifées du Rose Garden

Dans ce bar de Gand, l’accusée « valait » 300 euros de l’heure, comme la bouteille de champagne

Premiers étonnements, dans le dossier de Khadiga Haouas : la crise n’est pas ce qu’un vain peuple pense ; elle ne hante pas les salons feutrés des maisons accueillantes. En Flandre, tout au moins. À preuve, certains tarifs. Le champagne ? Trois cents euros la bouteille, et sans doute ne faut-il pas s’inquiéter de la qualité du millésime. Le magnum ? Mille cent euros même si, par une forme curieuse d’arithmétique, le magnum vaut deux bouteilles. Trois cents euros, c’est aussi le tarif horaire de présence. Voilà, en quelques chiffres, ce qu’était le métier de Khadiga Haouas, 38 ans, qui comparaît depuis lundi devant la Cour d’assises du Hainaut.

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