Tués à coups de marteau et de couteau

Cinq médecins légistes ont été entendus mardi matin devant la cour d’assises de Liège au procès de Jean-Claude Lajot, accusé d’un triple assassinat et d’une tentative d’assassinat sur des membres de sa famille. Les experts ont détaillé la manière dont les trois victimes ont été égorgées par des coups de couteau ciblés sur les zones vitale du cou.

Jean-Claude Lajot avait tué Marie Mutezinka et ses fils Jean-Michel et Jean-Yves Lajot la nuit du 24 août 2005, à Ans. Ils avaient été frappés de coups de marteau puis égorgés de nombreux coups de couteau. Jean-Patrick Lajot, le troisième fils, avait reçu des coups de couteau mais avait survécu.

lire la suite

« J’aurais préféré ne pas avoir de père »

Vu du dehors, c’était un monde lisse. Tennis, hockey, pulls en mohair et faux-semblants. Eric Trentesaux tenait aux apparences. Aux convenances. Il avait été président du Lion’s, son épouse ne travaillait pas, ses enfants fréquentaient les meilleures écoles, sa belle-famille avait amassé « une fortune considérable » dans le textile mouscronnois. Il tenait son rang. Il tenait à sa femme. Il regardait sa famille comme une entité indissoluble.

lire la suite

« Je voulais tous les éliminer »

Les premiers témoins ont été entendus lundi après-midi au procès de Jean-Claude Lajot, accusé d’un triple assassinat et d’une tentative d’assassinat sur des membres de sa famille. Des policiers ont expliqué la découverte des trois cadavres sur les lieux des faits. Les circonstances de leur mort seront détaillées mardi par les experts.

C’est la nuit du 24 août 2005 que Jean-Claude Lajot avait tué Marie Mutezinka (45 ans) et ses fils Jean-Michel Lajot (19 ans) et Jean-Yves Lajot (15 ans). Ils avaient été frappés de coups de marteau puis égorgés. Le troisième fils âgé de 17 ans avait reçu des coups de couteau mais avait survécu.

lire la suite

« Mon corps l’a fait »

Eric Trentesaux nie avoir prémédité le meurtre de son cadet, Louis, qui avait 11 ans. Il ne comprend pas son geste.

La tenue est décontractée. Chemise bleu pâle, pull en V assorti, jean impeccable : pour un peu, Eric Trentesaux semblerait avoir été cueilli à la sauvette dans le parterre mondain d’une garden-party sans chichi. Pour scabreuse que soit sa position – le box des accusés a sur l’orgueil les effets les plus émollients –, il ne peut expurger son discours d’une pointe d’arrogance dont s’agace visiblement le président Delmarche : « Un autre ton ! », s’impatiente-t-il quand l’accusé s’exprime avec trop de véhémence.

lire la suite

« Il a étouffé sa souffrance »

Eric Trenteseaux a tué son fils cadet âgé de 11 ans en qui il lisait sa propre détresse à la veille de son divorce. 

 Eric Trenteseaux n’a jamais vraiment dit pourquoi il avait tué Louis, le cadet de ses quatre enfants : un gamin de 11 ans. Il ne supportait plus, a-t-il dit, la souffrance qui suintait de l’enfant depuis la séparation de ses parents.

Eric Trenteseaux, estiment les psys, aurait vu en son fils sa propre détresse : dans son égarement, il avait cru mettre un terme à cette douleur en supprimant « l’être souffrant » qui était tout à la fois lui-même et ce fils avec lequel il s’était identifié jusqu’à là fusion.

lire la suite

Cinq ans de prison pour Pascal Rennuy

Pascal Rennuy retournera en prison : mercredi soir, la cour d’assises du Hainaut l’a condamné à cinq ans de réclusion pour avoir commandité l’assassinat de sa mère, Myriam Sappin, perpétré le 15 octobre 2005, à Montignies-sur-Sambre. La cour l’a condamné au maximum qu’il encourait dès lors que le jury avait estimé, la veille, que l’accusé bénéficiait de l’excuse légale de la provocation : l’enquête avait établi que Rennuy avait passé toute sa vie sous la coupe de cette mère oppressive. Ses avocats auraient souhaité qu’il quittât le procès libre : soit que la cour aurait prononcé une peine couverte par la détention préventive – après son arrestation, Rennuy avait séjourné une année en prison –, soit qu’elle lui aurait infligé une sanction assortie d’un sursis probatoire.

lire la suite

Tous sont reconnus coupables

Mardi après-midi, Pascal Rennuy, Norbert Kinif, Jean-Marc Goethals et Fabrice Piedford ont été reconnus coupables, comme auteurs ou coauteurs, de l’assassinat de Myriam Sappin, une sexagénaire abattue d’une balle dans la nuque, le 15 octobre 2005, devant sa maison de Montignies-sur-Sambre.

lire la suite

Rennuy réclame son acquittement

Lundi, ses avocats ont sollicité l’acquittement de Pascal Rennuy, accusé d’avoir commandité l’assassinat de sa mère, Myriam Sappin, abattue d’une balle dans la nuque devant sa propriété de Montignies-sur-Sambre le 15 octobre 2005. Pour Mes Hordies et Preumont, il n’est guère contestable que leur client a agi sous l’emprise d’une force irrésistible : celle des humiliations et des frustrations qu’il a subies, 37 années durant, des œuvres d’une mère oppressive qui le regardait comme « sa chose » et le traitait à l’avenant. Et les avocats de rappeler les termes de l’article 71 du Code pénal : il n’y a pas d’infraction quand le prévenu a été contraint par une force à laquelle il n’a pu résister.

lire la suite

Assises : Rennuy plaidera la provocation

Vendredi, la défense de Pascal Rennuy a obtenu de la cour que la question subsidiaire de la provocation soit ajoutée à celles auxquelles les jurés auront à répondre.

Rennuy est le commanditaire présumé du meurtre de sa mère, Myriam Sappin, abattue dans la soirée du 15 octobre 2005, face à son domicile de Montignies-sur-Sambre. Ses avocats vont donc s’employer à démontrer que le crime peut bénéficier de l’excuse légale de provocation, puisqu’il aurait été ourdi dans le climat intolérable qu’avaient créé les outrances de la victime. Si le jury devait retenir cet argument, Rennuy serait assuré de recouvrer rapidement la liberté : un meurtre excusé par la provocation est passible d’une peine maximale de 5 ans.

lire la suite

L’Autriche, pressée d’en finir avec Josef Fritzl

Trois jours et demi. C’est le temps qu’il aura fallu à l’Autriche pour juger et condamner le célèbre Josef Fritzl à la réclusion à perpétuité.

lire la suite