posté le 24 septembre 2009 |
catégorie Affaire Stéphane Labeau

Il y a, dans ce procès, cette impression frustrante de décrire des cercles toujours plus concentriques autour d’une vérité qui, invariablement, se dérobe au dernier moment, comme un insecte furtif. Ainsi, jeudi matin, quand le président rappelle Mélanie Duquene à la barre. Elle est là, qui pleure, prostrée devant le micro qui amplifie ses sanglots. Le président Jonckheer vient de lui parler longuement. Doucement.
– « J’ai l’impression, lui dit-il, que si vous aviez dit toute la vérité, vous ne seriez pas mal comme ça, Mademoiselle Duquene ».
Mélanie renifle.
– « N’essaierait-on pas, ensemble, d’aller un petit peu plus loin ? », chuchote le président.
– « Oui », souffle Mélanie.
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