L’infirmière condamnée à 15 ans

Assises du Hainaut Triple empoisonnement dans un home de Gerpinnes

Jeudi soir, la cour d’assises du Hainaut a condamné à quinze années de réclusion Françoise Navez que le jury avait reconnue coupable, quelques heures plus tôt, de l’empoisonnement de Julia Tricot, d’Yvette Vandemergele et de Marcelle George : trois pensionnaires de la maison de repos « Les Amarantes », à Gerpinnes, auxquelles l’accusée – infirmière récemment recrutée par la direction du home – avait administré une injection d’insuline qui provoqua la mort des deux premières, en février 2007.

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« Rien à faire en gériatrie »

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D’aussi loin que son entourage se souvienne, Françoise Navez avait toujours voulu devenir infirmière. Et rien – pas même les objections de son père auquel elle était très attachée – n’avait pu la détourner de cette voie. « On peut parler d’une vocation », dit son frère Bernard. « C’était une évidence, raconte celle qui fut son maître de stage durant sa formation. Elle était faite pour ce métier : elle témoignait dans son travail d’un enthousiasme et d’un dynamisme hors du commun. »

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Les « justifications » de l’infirmière

Deux patientes avaient été « euthanasiées » à l’insuline

L’infirmière Françoise Navez travaillait depuis moins d’un mois à la maison de repos « Les Amarantes », à Gerpinnes, lorsqu’elle injecta à Marcelle George – l’une des pensionnaires du pavillon dont elle avait alors la charge – une dose de 3 centimètres cubes d’insuline, plongeant l’octogénaire dans un état critique de coma hypoglycémique dont les urgentistes de l’hôpital civil de Charleroi la sortirent à grand-peine.

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L’infirmière : « Elles étaient trop moches »

Françoise Navez avait tenté d’éloigner les soupçons : « Une infirmière expérimentée n’utiliserait pas de l’insuline mais un cocktail d’autres produits : c’est forcément quelqu’un de non diplômé qui a pu faire cela », avait-elle dit à sa directrice aux premiers jours de l’enquête. Cela faisait plusieurs jours que des policiers entendaient les employés de l’établissement : il y avait eu au moins deux décès suspects parmi les pensionnaires de la maison de repos Les Amarantes, à Gerpinnes.

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Cinq chaises restées vides

Justice Pompiers scandalisés au procès du drame de Ghislenghien

Cinq chaises vides qui font comme un trou béant dans la chambrée compacte d’hommes en uniforme rameutés par la Fédération royale des corps de sapeurs-pompiers : les places qu’auraient pu occuper, en d’autres circonstances, le lieutenant athois Eddy Petiaux et ses hommes, morts dans l’exercice de leur mission, le 30 juillet 2004, lors de la catastrophe de Ghislenghien.

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