Huit ans pour Balo, un an pour Gryko

La cour d’assises de Bruxelles a condamné, dans la nuit de vendredi à samedi, Claudio Balo à 18 ans de prison et Lilia Gryko à 1 an de prison pour ce qui excède la détention préventive, assorti de conditions probatoires et de sursis. La cour a tenu compte de circonstances atténuantes en rendant son arrêt concernant Claudio Balo, condamné pour meurtre.

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Balo déclaré coupable de meurtre

Vendredi en début de soirée, la cour d’assises de Bruxelles a déclaré coupable Claudio Balo du meurtre de Gil Mbossa : un jeune Congolais qu’il avait battu avec une sauvagerie inouïe, le soir du 17 janvier 2008, dans le décor sordide d’un squat qu’ils partageaient avec Lilia Gryko, également poursuivie devant les assises pour non-assistance à personne en danger et recel de cadavre.

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Balo a-t-il voulu tuer Gil Mbossa ?

Le meurtre d’un jeune Congolais dans un squat d’Ixelles

Claudio Balo a-t-il voulu tuer Gil Mbossa, ce soir du jeudi 17 janvier 2008, dans le décor abject du squat qu’ils partageaient avec Lilia Gryko, avenue Général de Gaulle, à Ixelles ?

Pour les parties civiles, l’intention homicide ne souffre aucun doute : l’accusé a voulu tuer le jeune homme dont le seul tort, au bout du compte, avait été de renvoyer Balo à ce qu’il était – rien d’autre qu’un « macho » capable de s’en prendre à une femme –, « de réveiller la bête qui somnolait en lui », selon l’expression de Me Luzeyemo. Et l’autre l’avait frappé sans rien ignorer des dégâts – « Balo avait une formation d’aide-soignant », a rappelé l’avocat – que chacun de ses coups occasionnait à sa victime.

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Une lente descente aux enfers

Il y a une vie avant la cloche. Avant la rue. Et sans doute la trajectoire de Claudio Balo aurait-elle pu le conduire vers mille autres lieux que ce squat infect où, un soir de janvier, le destin – si c’est bien lui ! – fit irruption dans le capharnaüm d’ordures qui était devenu son biotope.

Mais voilà : Balo, des années durant, s’était échiné à tout rater. Sa vie, jusqu’à ce jour-là, n’avait été qu’une succession de ruptures : il avait quitté son pays – l’Argentine –, ses études, ses emplois et chacune des femmes – « elles buvaient toutes autant que moi », dit-il – qui avaient compté dans sa vie. « Il n’a pas sitôt entrepris de construire quelque chose qu’il s’empresse de le démolir », observe à son propos l’un des psychiatres qui l’ont examiné.

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« C’était le jour des poubelles »

Le meurtre d’un jeune Congolais dans un squat d’Ixelles

Ce fut une cavale de fortune. Une escapade de clodos. Claudio Balo et Lilia Gryko n’étaient jamais retournés au squat de l’avenue Général de Gaulle, à Ixelles. Après avoir déposé le corps de Gil Mbossa dans le jardinet d’un immeuble voisin – elle poussant, lui tirant, sous l’œil bleuté d’une caméra de surveillance –, ils avaient décidé de prendre la fuite. Ils avaient passé la nuit suivante dans un appartement dont elle avait conservé une clé, rue du Serpentin – « un trou pire que le squat », a raconté Balo –, puis ils avaient pris le train vers Zaventem.

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« J’avais peur. Il me paraissait invincible »

C’était le 17 janvier 2008. Un jeudi. Lilia Gryko avait disparu du squat sans crier gare. Comme d’hab. Claudio Balo l’avait cherchée longtemps. Quand il l’avait retrouvée, il lui en avait collé une. Comme d’hab. Gil Mbossa avait assisté à la scène. Cela faisait trois ou quatre mois qu’il partageait leur squat : le garage d’un immeuble en réfection, avenue de Gaulle, à Ixelles. Trois pièces en enfilade séparées par des bâches de chantier.

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Coupable de meurtre

Coupable de meurtre : le procès de Didier Lambert-Joaquim arrive à son terme. Le débat sur la peine aura lieu ce mardi dès 11 heuires. L’accusé avait déjà été jugé par la cour d’assises d’Arlon mais l’arrêt a été cassé pour défaut de motivation du verdict de culpabilité. Lundi, les avocats de l’accusé ont plaidé, devant la cour d’assises de Liège, l’excuse de la provocation. Selon eux, le comportement de la victime a été l’élément déclencheur des scènes de bagarre qui se sont déroulées place Mac Auliffe à Bastogne le 25 mars 2006. La défense rejette aussi l’idée que l’accusé soit le seul responsable des 15 coups de couteau portés à Luigi Secci. L’accusé soutient qu’il n’a pas donné tous ces coups et certainement pas le seul qui était mortel.

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Naufragés de la vie sans toit ni loi

C’est une histoire pathétique. L’ultime échouage de trois naufragés de la vie. Le corps de l’un d’eux – Gil Mbossa-Assaha, 25 ans, de nationalité congolaise – est découvert dans la matinée du 19 janvier 2008 sur le sentier carrelé qui serpente dans le jardinet d’une maison bourgeoise, 33, avenue Général de Gaulle, à Ixelles. Tout près des étangs. Un beau quartier.

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« Secci n’était pas violent », selon ses proches

Les témoins de moralité ont décrit jeudi, aux assises de Liège, Didier Lambert-Joachim,accusé du meurtre de Luigi Secci, comme « influençable et suiveur » alors que, selon ses proches, la victime était « généreuse et non violente ». La cour d’assises de Liège juge depuis lundi Didier Lambert- Joachim qui avait déjà été reconnu coupable des faits lors d’un premier procès qui s’était déroulé à Arlon. Mais, faute de motivation sur la décision de culpabilité rendue par le jury, l’arrêt avait été cassé par la Cour de cassation.

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Pour le légiste, il faut parler d’acharnement sur Luigi Secci

Luigi Secci a été atteint de 15 coups de couteau mais un seul d’entre eux a eu des conséquences mortelles, a précisé mardi le médecin légiste au procès de Didier Lambert-Joachim devant la Cour d’assises de Liège.

Les faits reprochés à Didier Lambert-Joachim, 26 ans, s’étaient déroulés le 25 mars 2006 vers 0h40 à Bastogne sur la Place Mac Auliffe.

Luigi Secci, âgé de 41 ans, avait été roué de coups et frappé de coups de couteau lors d’une bagarre qui lui a été fatale. L’homme est mort d’une défaillance cardiaque qui est la conséquence d’un coup de couteau reçu au cœur, a précisé le médecin légiste Eric Lemaire.

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