« Secci n’était pas violent », selon ses proches

Les témoins de moralité ont décrit jeudi, aux assises de Liège, Didier Lambert-Joachim,accusé du meurtre de Luigi Secci, comme « influençable et suiveur » alors que, selon ses proches, la victime était « généreuse et non violente ». La cour d’assises de Liège juge depuis lundi Didier Lambert- Joachim qui avait déjà été reconnu coupable des faits lors d’un premier procès qui s’était déroulé à Arlon. Mais, faute de motivation sur la décision de culpabilité rendue par le jury, l’arrêt avait été cassé par la Cour de cassation.

L’agression a eu lieu le 25 mars 2006 vers 0 h 40 sur la place Mac Auliffe à Bastogne. Secci, 41 ans, y avait été roué de coups et frappé au couteau lors d’une bagarre à l’issue fatale. Pour ceux qui ont connu Secci,celui-ci aimait la vie. « Foncièrement gentil, il ne cherchait jamais querelle, mais ne se laissait pas faire. » Selon un ami, Secci « aimait boire mais savait s’arrêter à temps. Il portait un couteau « ridicule et peu pratique.» Il avait un couteau en main Rachid M. (condamné pour coups à 5 ans avec sursis partiel) a affirmé à l’audience qu’il s’est mêlé à la bagarre en constatant que son cousin Lance G. y était impliqué. Une vingtaine de personnes se battaient contre Secci et ses amis.

Secci s’est extrait de la bataille et a été poursuivi par Lance G. et Didier Lambert-Joachim. Rachid M. reconnaît lui avoir fait un croche-pied pour l’envoyer au sol. « Didier Lambert-Joachim avait un couteau en main. Il a frappé Secci lorsqu’il était au sol mais j’ignore s’il a frappé avec le couteau. » Les témoins de moralité de l’accusé ont décrit celui-ci comme influençable, un suiveur plus qu’un meneur.
Le père de l’accusé a confié que son enfance a été perturbée par le divorce de ses parents. Lambert-Joachim ne s’entendait pas avec le compagnon de sa mère et est allé vivre avec son père. Celui-ci gérait un café. C’est dans ce contexte et après de mauvaises rencontres qu’il a touché à la drogue. L’homme a fréquenté l’enseignement spécialisé, a étudié la maçonnerie mais n’aimait pas se salir les mains, selon un témoin.

L’accusé a déjà été incarcéré pour trafic de stupéfiants. À l’époque du meurtre, il était sorti depuis un mois. Ses proches lui avaient déconseillé les mauvaises fréquentations et la ruelle des cafés de Bastogne, redoutant qu’il se laisse entraîner et oublie ses projets de réinsertion. Le réquisitoire aura lieu lundi matin. (b)

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