Un intrus parmi les jurés !

Un incident ahurissant aux assises de Namur

Il y avait un intrus. C’est Dominique Gérard, le président, qui a lui-même révélé le pot aux roses. « Il y a un petit problème », annonça-t-il sobrement, au moment où le jury aurait dû, en principe, rendre un verdict motivé conformément aux nouvelles dispositions en vigueur dans les cours d’assises. Quand elle avait rejoint le jury pour l’aider à rédiger les motivations de son verdict, la cour (le président et ses deux assesseurs) s’était avisée que, de façon ahurissante, un juré suppléant s’était substitué à un effectif qui n’était ni empêché ni récusé. Soit que l’erreur s’était produite dès les premières heures du procès (l’un prenant la place de l’autre au moment où les jurés investissaient les bancs qui leur sont réservés), soit que les jurés nº12 et 15 s’étaient entendus, à l’insu de tous les autres, pour échanger leur rôle à l’entrée de la salle de délibération, ce vendredi sur le coup de 11 h 30.

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La défense plaide l’acquittement

Que dire ? Que dire quand, comme ceux des parties civiles, on n’entend être ni les avocats de la haine ni ceux de la vengeance ? Que dire que l’évocation de toute cette horreur n’ait déjà cent fois ressassé ? Que dire, surtout, qui pourrait laisser croire que la détresse et l’immense souffrance de Laurence Fontaine, la mère de Corentin, ne furent pas assez poignantes, quand elle vint à la barre, pour s’imposer d’elles-mêmes aux jurés ?

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« Une blessure narcissique »

Il avait d’étranges tocades. Quand, en 2001, Yasmina T. était devenue sa maîtresse, Patrice Gailleterie avait tenu à ce qu’ils aient leur première relation intime dans la suite de cet hôtel nivellois où, trois ans plus tôt, il avait passé sa nuit de noces après son mariage avec Laurence. « Il avait amené avec lui les photos de la chambre qu’il avait prises cette nuit-là, raconte Yasmina T. C’était très bizarre. »

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« Vous avez été le cerveau »

Un père infanticide devant les assises de Namur

Extraite de la vitrine des pièces à conviction, une grosse pierre bleutée circule parmi les jurés. Des taches brunâtres maculent encore deux de ses arêtes à vif. Elle avait été retrouvée, ensanglantée, à proximité du corps de Corentin qui gisait, le crâne disloqué, dans le tohu-bohu des rochers de Freyr. Se peut-il qu’il s’agisse là de « l’objet contondant » qui provoqua, sur le crâne de l’enfant, cette énorme fracture « en coquille d’œuf » décrite par le légiste ?

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Ghislenghien : les victimes dépitées, le procureur laminé

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Il n’est pas encore 10 heures, lundi matin, qu’on se tortille inconfortablement sur les bancs du ministère public : il est clair que le tribunal correctionnel de Tournai ne suivra en rien – ou presque – le réquisitoire du procureur dès lors qu’il vient d’acquitter de toutes les préventions la société Fluxys que le ministère public avait pourtant placée, en juin dernier, « tout en haut de l’échelle des responsabilités » dans la succession des événements qui provoquèrent la catastrophe de Ghislenghien, le 30 juillet 2004.

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Patrice le Narcisse se rebiffe

Patrice Gailleterie, 47 ans, a l’air de jouer aux échecs depuis le box de la cour d’assises de Namur où il répond depuis lundi de l’assassinat de son fils Corentin, 8 ans, précipité avec sauvagerie sur les roches pointues de Freyr, puis achevé à coups de pierres par ce père qui lui avait fait écrire un mot d’adieu à sa mère : « Maman, je t’aime très fort, on se reverra au paradis blanc. Ton petit Nono. Corentin. »

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Patrice Gailleterie, meurtrier de son fils de 8 ans

Ce fut une abominable course contre la montre. Contre la mort. Echevelée et tragique. Laurence Fontaine n’est pas sitôt levée, ce lundi 23 avril 2007, qu’elle sait que Patrice Gailleterie, l’homme dont elle est divorcée depuis deux ans, a résolu de mettre fin à ses jours. Et d’emmener avec lui dans la mort leurs fils Corentin : un enfant de 8 ans pour lequel son père a vainement revendiqué un droit d’hébergement égalitaire.

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Cinq ans et demi de suspense

Alors que le pays vit encore dans le traumatisme causé tour à tour par les tragédies survenues à Liège et à Hal, le tribunal correctionnel de Tournai s’apprête à dire, ce lundi, à qui incombe la responsabilité du drame de Ghislenghien qui reste, à ce jour, la plus grande catastrophe industrielle que la Belgique ait connue depuis l’accident du Bois du Cazier. Le 30 juillet 2004, l’explosion d’une conduite de gaz avait fait 24 morts et 132 blessés dans cette zone industrielle de l’entité d’Ath.

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