posté le 4 avril 2011 |
catégorie Affaire Kitty Nieuwenhuysen, Bibliothèque judiciaire
Les répliques de l’avocat général tenteront aujourd’hui de contrer la démonstration de Me Bouchat
Hassan Iasir, l’un des trois accusés qui répondent depuis cinq semaines du meurtre de la jeune policière Kitty Van Nieuwenhuysen, abattue à Lot dans la nuit du 3 au 4 décembre 2007, n’a pas la gueule d’un innocent. « Je crains qu’il ne vous soit pas sympathique », a lancé lundi aux jurés son avocat Michel Bouchat qui a imploré les juges populaires de le juger en se départant de la « présomption de culpabilité », instillée, selon lui, depuis son arrestation par la police et aujourd’hui par les réquisitions de l’avocat général Bernard Dauchot. Iasir, selon Bouchat, c’est en quelque sorte un jeune con tombé dans les griffes de la suspicion en raison de son implication en 1997 (« dix ans avant les faits de Lot ») dans l’attaque de l’agent de change Pire, à Charleroi. Il y était, certes armé, attendant ses complices, arrêté sans opposer de résistance. Et puis, après plus rien, juste quelques bricoles de recel, de faux, une mande pour roulage. Mais en couche de lasagne de cette première de jeunesse, son implication systématique dans des tigerkidnappings, des braquages : à l’addition, des mois de prison préventive purgés pour rien et cette suspicion latente d’être un gars du grand banditisme, fatalement impliqué dans tout ce que le milieu de Charleroi peut fomenter.
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