La mort d’Andy pouvait-elle être évitée ?
posté le 26 juin 2011 |
catégorie Affaire Jonathan Brichard, Bibliothèque judiciaire

ÉCLAIRAGE
Reconnu coupable vendredi soir du meurtre, du viol et des tortures infligées au petit Andy Martini, 17 mois, Jonathan Brichard risque de se voir signifier ce lundi une peine de 35 ans de prison. La mère de l’enfant, Melissa Serrano Aznar, reconnue coupable de « non-assistance à personne en danger » n’est passible que de deux ans de prison. Son avocat, Me David Gelay, devrait demander de lui faire bénéficier d’un sursis probatoire, l’astreignant, pendant une période déterminée, à demeurer sous contrôle judiciaire.
La Cour et les jurés seront, pour elle, exposé à ce dilemme : en la condamnant sans sursis, elle ne passerait au plus que quelques semaines en prison (elle a déjà subi plus de 4 mois de détention préventive) et, à ce terme, en sortirait libre de toute contrainte. En lui accordant un sursis probatoire, ils la maintiendraient sous un contrôle judiciaire effectif. Elle pourrait se voir imposer un suivi social et psychiatrique, par exemple, pendant cinq ans.
Cette apparente clémence apparaît comme susceptible de rencontrer la finalité de sa (faible) peine : la réinsérer dans la société et protéger celle-ci. Cette mesure de probation « utilitaire » offrirait en outre des garanties pour l’enfant qu’elle a mis au monde le 8 avril dernier et dont la justice lui a retiré la garde en attendant l’issue du procès de Mons. La Cour et les jurés devraient prendre en compte l’existence de cet enfant de 2 mois et demi.
Les silences judiciaires
Vendredi soir, à l’issue du prononcé du verdict, le père d’Andy, qui porte le même nom que son fils mis à mort, ne pouvait retenir ses larmes : « Enfin maintenant la justice a fait quelque chose pour mon fils », a dit Andy Martini. Ce ne fut pas toujours le cas. Lorsqu’à l’été 2009, Melissa Serrano Aznar le quitte, elle se refuse à lui laisser rencontrer l’enfant. « Elle avait rencontré Brichard (NDLR : le 15 août, six semaines avant le meurtre). J’étais inquiet. Je sais qu’elle était négligente. Qu’elle s’intéressait plus à son GSM et à la télévision. Je voulais savoir avec qui elle vivait, savoir surtout si mon enfant était bien. J’ai été voir des conseillers juridiques, je me suis adressé à notre agent de quartier, au parquet, au service d’aide à la jeunesse. Rien n’y a fait. On m’a dit que c’était les vacances judiciaires. La police m’a dit qu’un avis de recherche avait été lancé. Et elle me disait au téléphone que si je venais voir mon fils, j’aurais ses frères sur le dos… ».
Le petit Andy aurait-il pu être sauvé ? Les appels à l’aide de son papa, s’ils avaient été entendus, auraient-ils évité le pire ? On n’en sait rien.
Deux jours après sa rencontre avec Brichard, Melissa Serrano Aznar avait déjà été frappée par cette brute, draguée sur un « chat-box ». « Je m’en foutais qu’il me frappe, il m’avait promis de ne rien faire à l’enfant », a déclaré cette jeune femme, au tempérament également colérique… Le 14 septembre pourtant, deux semaines avant le meurtre d’Andy, elle avait encore été battue comme plâtre par Brichard. Elle s’était retrouvée dans la nuit, pieds nus et bébé sur les bras, près du ring de Charleroi. Elle avait appelé son père qui, arrivé de Binche, l’avait convaincue d’aller déposer plainte à la police. Ils s’étaient immédiatement rendus au commissariat carolo.
Mais au bout de deux heures d’attente dans la nuit, personne n’avait pu acter la plainte de la jeune femme. Son bébé braillait. Ils avaient fini par partir, se promettant de revenir le lendemain.
Elle ne le fit pas. On peut penser que si sa plainte avait été reçue, la police et le parquet de Charleroi seraient intervenus auprès du violent auquel un sévère rappel à la loi aurait refroidi les instincts violents. Il n’en fut rien.
Brichard, une nouvelle fois, se sentit au-dessus des lois et légitimé à continuer à frapper.
je suis choqué par le manque d’intéret que la justice a fait preuve avant le meutre, 9 fois sur 10 il y a des signes avant coureur!!!! c’est plus qu’un vie qui a était pris, je n’ose penser se que Andy a du avoir comme souffrance,lorsqu’on fait du mal a un enfant c’est tout nos enfants qui son touché…….
Andy on ne t’oublie pas mon poussin , repose en paix petit coeur (L)