Le diable trône dans la salle d’audience
posté le 15 mai 2012 |
catégorie Affaire Latifa Hachmi, Bibliothèque judiciaire
Les discussions ont duré bien longtemps : les avocats des six « exorcistes » qui répondent des tortures mortelles infligées à une jeune Marocaine de 23 ans, prétendument habitée par le diable et qu’ils voulaient exorciser, ont plaidé lundi matin, à l’entame de leur procès, l’irrecevabilité des poursuites au motif que le délai raisonnable aurait été dépassé. La Cour a balayé ces diableries procédurières, constatant que la Justice n’avait pas interrompu ses poursuites, même si leur renvoi et leur condamnation devant le tribunal correctionnel avaient finalement été anéantis par la cour d’appel, considérant que la mort atroce de Latifa Hachmi, battue et noyée en 2004 résultait bien de tortures.
Dans le box, les accusés sont demeurés indifférents à ces débats. L’instigateur de cet exorcisme, Abdelkrim Aznagui, 62 ans, qui se fait appeler cheikh Abou Chayma, étale sa barbe fournie face aux jurés. Il ressemble au père Samuel, comme si tous les prédicateurs facétieux devaient exposer le même aspect. Lui, chômeur depuis 1990, autrefois menuisier, a admis qu’il n’avait aucune formation religieuse. Et pourtant, il est devant une star de la prédication musulmane. Il s’exprime, fort de sa barbiche, sur les sites de partage vidéos de l’internet en discourant sur la femme, le couple et parfois aussi en s’interrogeant sur cette thématique cruciale : « Peut-on manger des escargots ? » A côté de lui, trois « sœurs » de son association « la Plume », aujourd’hui dissoute et qui vit passer Murielle Degauque et d’autres djihadistes, font profil bas. Elles sont strictement voilées. L’une a fait un malaise lors de la constitution du jury, mercredi dernier. Elles aidaient Xavier Meert, le converti et disciple du cheikh, à frapper Latifa, à lui plonger la tête dans l’eau bouillante de sa baignoire, à lui faire avaler de l’eau magique teinte de safran, à la frapper à l’aide d’un manche recouvert de versets du Coran. Cent blessures qu’elles attribuaient à la présence de « djinns » dans le corps de la jeune femme dont la gorge et les parties intimes furent explorées pour l’en chasser.
Le diable aux cimaises
La longue lecture de l’acte d’accusation a débuté lundi après-midi. Cette première journée procédurière aurait pu leur laisser le temps de contempler les tableaux qui ornent la salle majestueuse de la cour d’assises. Ils auraient pu y découvrir les toiles allégoriques de Jean Delville, figurant la Justice supérieure, la victime et le châtiment. Ils auraient pu aussi s’instruire en sachant que le tableau le plus célèbre de ce peintre du début du XXe siècle n’est autre que Les Trésors de Satan, se retrouvant ainsi exposés dans la salle de Justice à un contemplateur de celui qu’ils prétendaient extraire du corps de Latifa. Le diable est dans la salle d’audience. Les diables qu’ils étaient sont dans le box des accusés…


je connaissait tres bien la victimes et sa familles ses freres sa mere et son pere aujourduis tous malheureux de la pertes d’un leur membres qui etait une femms enfants sans histoire ni embuche ni vices cacher que sa gentilles et sa naiveter elles s’est marier
a un hommes aussi sage qu’elle mai celuis ci ainsi contrairement etait friend de sanaiveteret de l’amour que lui porter en abuser
jusqu’a lui offrire la mort et quelle mort atroce horrible la preuve sans faire le deuille de sa defunte epouse et ayant un procées en cour il oser se remarier et faire un enfants a ses futures prochaine victimes sans aucune scrupule mai voila la nouvelle madame mazouj morad a plus de chance que latifa achmi car la justice a trancher et les a condamner a trop de peux il sont sorte bien