Verdict attendu ce vendredi

Justice. La mort de Younes Jratlou devant les assises du Hainaut

 

Mohamed Jratlou attend que le verdict du jury : sa durée rend compte de l’âpreté du débat, l’enquête n’ayant pu produire une preuve formelle de sa culpabilité. © Belga.

L’épilogue du procès de Mohamed Jratlou, poursuivi pour le meurtre de son fils Younes, n’interviendra que ce vendredi. Au moment d’envoyer les jurés en délibération, hier en fin de matinée, la cour avait décidé que la lecture du verdict dûment motivé serait reportée au lendemain si d’aventure les jurés n’avaient pas fini de débattre du sort de l’accusé à 18 heures. A l’heure dite, la délibération n’étant toujours pas terminée, il a été convenu de reporter la motivation et l’annonce du verdict à ce vendredi. Si d’aventure l’accusé était déclaré coupable, le débat et la délibération sur la peine à lui infliger auraient lieu immédiatement après l’annonce du verdict.

Jeudi, Mohamed Jratlou a pu s’exprimer une dernière fois avant le départ du jury en délibération. Il s’est contenté de répéter qu’il voulait savoir qui était l’assassin de son fils.

Le jury s’est retiré à Tournai (Le Soir de jeudi), escorté par un service de sécurité, pour répondre aux deux questions qui lui étaient soumises :

– Mohamed Jratlou s’est-il, oui ou non, rendu coupable d’un homicide volontaire (meurtre) sur la personne de son fils Younes ?

– Mohamed Jratlou s’est-il, oui ou non, rendu coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort de l’enfant sans intention de la donner ?

Cette dernière question, rajoutée en cours de procès, a trait à une hypothèse qu’aucune des parties n’a évoquée au cours des plaidoiries, mercredi. Pour le ministère public, l’accusé s’est rendu coupable d’un meurtre. Pour la défense, épaulée par la partie civile, Mohamed Jratlou doit être acquitté.

Younes Jratlou, âgé de quatre ans, avait disparu du domicile familial, au Bizet (Comines), dans la nuit du 25 au 26 octobre 2009. Son corps avait été retiré de la Lys deux semaines plus tard. L’enquête avait montré que l’enfant avait été étouffé avant d’être jeté dans la rivière.

DETAILLE,STEPHANE
 
 
 

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