Arcq condamné à vingt-cinq ans

Vingt-cinq ans de prison, telle est la sanction rendue jeudi après-midi par le jury d’assises du Brabant wallon à charge de Christophe Arcq qui, le 12 avril 2008, tua de plusieurs dizaines de coups de couteau les époux Jean Decock-Danielle Maréchal dans leur maison de Nivelles.

L’arrêt met en évidence la gravité et la brutalité extrêmes des faits puisque les victimes furent égorgées et lardées de coups ainsi que l’attitude dénuée de scrupule et empreinte de cynisme du meurtrier à l’égard de victimes accueillantes et généreuses. Deux attendus lui sont favorables, d’une part un parcours de vie difficile avec manque d’affection et d’encadrement familial, de l’autre l’absence d’antécédents judiciaires significatifs. lire la suite

Christophe Arcq : meurtrier, pas assassin

Christophe Arcq a volé les époux Decock-Maréchal et il les a tués, mais son geste n’était pas destiné à faciliter son vol. Et il n’a pas prémédité son acte. Tel est le résumé du verdict de culpabilité rendu mercredi à 19h30 par le jury qui s’était retiré à 11h30 pour répondre aux seize questions posées par le président de la cour d’assises du Brabant wallon. Le jury était confronté à une triple éventualité. Personne ne contestait évidemment que Christophe Arcq ait tué ses victimes de respectivement 50 (Jean Decock) et 31(Danielle Maréchal) coups de couteau le 12 avril 2008. Meurtrier, il l’était donc.

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Meurtre simple ou aggravé ?

C’est ce mercredi que le jury de la cour d’assises du Brabant wallon rendra son verdict de culpabilité à l’égard de Christophe Arcq qui, le 12 avril 2008, tua les époux Jean Decock-Danielle Maréchal dans leur maison de l’allée de la Relevée à Nivelles.

 Il se trouvera devant une triple voie, celles du meurtre simple, du meurtre pour faciliter le vol ou de l’assassinat. Ces deux dernières thèses ont été développées mardi matin par l’avocat général Yves Moreau qui n’a pas caché sa préférence pour la seconde, laquelle implique la préméditation. lire la suite

Christophe Arcq, un assassinat ?

On approche du dénouement en cour d’assises qui a à juger Christophe Arcq, accusé du meurtre des époux Decock-Maréchal pour faciliter le vol. L’avocat général Moreau dira ce mardi pourquoi il penche en faveur d’une requalification en assassinat, qui implique la préméditation dans le chef du tueur.

 « Il ne s’est pas privé de mentir et, tout en salissant l’image des victimes, il ment toujours pour masquer sa volonté délibérée de tuer », souligna-t-il en introduction à son réquisitoire. Il parla de « mise à mort, boucherie, carnage, massacre » dans le chef d’un « tueur égorgeur ». lire la suite

Les blessures de la petite enfance…

Le défilé des témoins s’est poursuivi jeudi devant la cour d’assises du Brabant wallon où Christophe Arcq est invité à répondre de la mort des époux Decock-Maréchal. L’unanimité se dégage pour le dépeindre comme « gentil, doux, sensible, sans une once de méchanceté ou de violence », adorant et se comportant comme leur père adoptif vis-à-vis des deux fils de son ex-compagne Chantal Busselot. Lorsqu’il la vit peu après les faits, il lui déclara avoir agi pour elle et ses enfants. « Je ne lui avais rien demandé », lui répliqua-t-elle. En réaction, il lui lâcha : « Si tu téléphones à la police, tu y passeras aussi. »

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« Je ne le savais pas si coriace… »

Meurtre pour faciliter le vol, l’accusation retenue à charge de Christophe Arcq, traduit devant la cour d’assises du Brabant wallon, est susceptible d’évoluer vers l’assassinat, soit le meurtre avec préméditation. Les audiences de ce mardi pourraient inciter le président à inviter les parties au procès à s’expliquer sur cette prévention !

Images à l’appui, le médecin légiste Bonbled expliqua que la mort de Jean Decock avait été provoquée par une plaie d’égorgement faite par le tranchant du couteau qui avait complètement sectionné le larynx. Le coup porté ensuite à sa femme Danielle Maréchal avait coupé net la carotide et la veine jugulaire droites. Les victimes n’avaient aucune chance de survivre. lire la suite

Les contradictions de l’accusé

Un carnage. Du sang partout. Des victimes égorgées. Des visages écrasés, comme s’ils avaient été frappés à coups de pierres. Environ 75 coups de couteau… »

Le juge d’instruction Georges Lobet et son équipe d’enquêteurs ont occupé ce mardi le prétoire de la cour d’assises du Brabant wallon et développé le fruit de leurs investigations consécutives au meurtre des époux Jean Decock-Danielle Maréchal le 12 avril 2008 à Nivelles. lire la suite

« Je me sentais comme fou… »

Assises du Brabant wallon Christophe Arcq devant les jurés

Une enfance et une jeunesse difficiles, une vie professionnelle chahutée et une propension à la boisson, tels sont les trois axes du profil de Christophe Arcq qui, pendant trois heures, a répondu lundi à l’interrogatoire du président de la cour d’assises Philippe Vanlierde soucieux de connaître les motifs pour lesquels, le 12 avril 2008, il tua de plusieurs coups de couteau les époux Jean Decock-Danielle Maréchal (Le Soir du 2 octobre 2010).

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