Fabien Gybels condamné à 27 ans de réclusion

Assises Le ministère public avait requis 25 ans pour l’assassinat de Diane Suarez-Sanchez

Fabian Gybels, c’est vrai, encourait la réclusion à perpétuité dès lors qu’il avait été déclaré coupable, lundi soir, de l’assassinat de son ancienne compagne, Diane Suarez-Sanchez, tuée de neuf coups de couteau, le 3 octobre 2006, dans l’appartement qu’elle occupait, rue Stijns, à Molenbeek. Et l’on s’attendait à une peine d’autant plus sévère que les jurés l’avaient également reconnu coupable d’avoir porté, des années durant, des coups à son fils Bryan : l’enfant qu’il avait eu, en 2000, d’une autre compagne qu’il battait pareillement. La diffusion, durant le procès, de l’audition filmée du jeune Bryan – « Je suis content qu’il est en prison », déclarait l’enfant à propos de son père – avait manifestement impressionné les jurés.

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Gybels coupable d’assassinat

Les jurés estiment que l’accusé a prémédité son geste. Et qu’il a brutalisé son fils. La peine sera prononcée ce mardi.

 Oui, Fabian Gybels a bien assassiné son ex-compagne, Diane Suarez-Sanchez, le 3 octobre 2006, à Molenbeek. Oui, il a volontairement porté des coups à son fils Bryan, l’enfant de six ans qu’il avait eu d’un premier lit. Lundi, en début de soirée, les jurés bruxellois ont dit l’accusé coupable sur toute la ligne. Ils ont considéré de surcroît qu’il avait prémédité son geste malgré l’énergie que ses défenseurs avaient mise à contester cette prévention.

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Pour l’accusation, il y eut préméditation

Assises Le meurtre de Diane Suarez, à Molenbeek

Fabian Gybels avait ourdi un véritable plan, selon
le ministère public et les parties civiles : c’était un assassinat.

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« Quand il a bu, il ressemble trop à notre père »

Assises Le meurtre de Diane Suarez-Sanchez, le 3 octobre 2006, à Molenbeek

Son père aurait voulu en faire un chien fou qu’il ne l’aurait pas plus sévèrement, plus cruellement, plus ignominieusement battu. À coups de poing, à coups de pieds, à coups de ceinture. Maryline Gybels, la demi-sœur aînée de l’accusé, a beaucoup pleuré, jeudi, en racontant le calvaire qu’ils avaient enduré, Fabian et elle. Rien qu’eux et leur mère : les autres, il ne les touchait pas.

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Le récit douteux de l’accusé

La version que livre Fabian Gybels suscite la perplexité des enquêteurs et des proches de la victime.

A l’entendre, Fabian Gybels serait entré le plus naturellement du monde chez Diane Suarez-Sanchez, le 3 octobre 2006, vers 6 heures du matin. Il avait, dit-il, sonné à trois reprises à la porte d’entrée de l’immeuble. N’obtenant pas de réponse – dans l’appartement, un linge entourait le carillon pour empêcher la sonnette de réveiller les enfants –, il serait allé siffler sous les fenêtres de son ex-compagne qui lui aurait ouvert sa porte.

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« J’aime qu’il est en prison »

Assises Le meurtre de Diane Suarez-Sanchez, à Molenbeek

Bryan, le jeune fils
de l’accusé, a raconté l’enfer que son père a fait vivre à
sa compagne et à ses enfants.

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Toute une existence bien ratée

assises.jpgL’interrogatoire de l’accusé révèle une vie sordide, emmanchée à une enfance marquée par la violence.

 Toute une vie bien ratée. Bien moche. Bien pathétique, aussi. Qu’il n’a pas toujours choisie, c’est vrai. Peut-être même l’existence de Fabian Gybels aurait-elle pris une autre tournure si elle n’avait pas débuté par cette enfance qu’un père alcoolique et violent a vidée de toute espèce d’innocence.

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« J’ai vu rouge, les coups sont partis »

Fabian Gybels répond de la mort de son ex-compagne
et de violences sur la personne de son jeune fils Bryan.

C’était quoi, ces cris affreux ? Ils avaient cessé soudainement lorsque la voisine, inquiète, avait frappé à la porte. Elle n’avait plus rien entendu, hors le bruit d’une serrure qu’on verrouille à double tour. Ce silence – soudain, pesant, absolu – n’était pas moins inquiétant : elle avait alerté la police. La porte de l’appartement était blindée : les policiers avaient renoncé à la forcer.

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