Magnée songe à la Cassation

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Patrice Gailleterie  est condamné à la perpétuité

Lundi en début d’après-midi, la cour d’assises de Namur a condamné à la réclusion à perpétuité Patrice Gailleterie, 47 ans, que le jury avait déclaré coupable, vendredi soir, de l’assassinat de son fils Corentin : un enfant de 8 ans qu’il avait mis à mort dans des conditions atroces, le 23 avril 2007, dans les rochers de Freyr, à Dinant.

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Un intrus parmi les jurés !

Un incident ahurissant aux assises de Namur

Il y avait un intrus. C’est Dominique Gérard, le président, qui a lui-même révélé le pot aux roses. « Il y a un petit problème », annonça-t-il sobrement, au moment où le jury aurait dû, en principe, rendre un verdict motivé conformément aux nouvelles dispositions en vigueur dans les cours d’assises. Quand elle avait rejoint le jury pour l’aider à rédiger les motivations de son verdict, la cour (le président et ses deux assesseurs) s’était avisée que, de façon ahurissante, un juré suppléant s’était substitué à un effectif qui n’était ni empêché ni récusé. Soit que l’erreur s’était produite dès les premières heures du procès (l’un prenant la place de l’autre au moment où les jurés investissaient les bancs qui leur sont réservés), soit que les jurés nº12 et 15 s’étaient entendus, à l’insu de tous les autres, pour échanger leur rôle à l’entrée de la salle de délibération, ce vendredi sur le coup de 11 h 30.

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La défense plaide l’acquittement

Que dire ? Que dire quand, comme ceux des parties civiles, on n’entend être ni les avocats de la haine ni ceux de la vengeance ? Que dire que l’évocation de toute cette horreur n’ait déjà cent fois ressassé ? Que dire, surtout, qui pourrait laisser croire que la détresse et l’immense souffrance de Laurence Fontaine, la mère de Corentin, ne furent pas assez poignantes, quand elle vint à la barre, pour s’imposer d’elles-mêmes aux jurés ?

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« Une blessure narcissique »

Il avait d’étranges tocades. Quand, en 2001, Yasmina T. était devenue sa maîtresse, Patrice Gailleterie avait tenu à ce qu’ils aient leur première relation intime dans la suite de cet hôtel nivellois où, trois ans plus tôt, il avait passé sa nuit de noces après son mariage avec Laurence. « Il avait amené avec lui les photos de la chambre qu’il avait prises cette nuit-là, raconte Yasmina T. C’était très bizarre. »

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