Andy : la mère indigne sous surveillance

Assises du Hainaut Le bourreau écope de 35 ans

Le meurtre atroce du petit Andy, les viols « massifs et répétés » subis par le bambin de 17 mois, les tortures infligées par ce beau-père ultraviolent rencontré six semaines seulement avant le drame : le jury et la cour d’assises du Hainaut n’ont reconnu à Jonathan Brichard aucune circonstance atténuante et l’ont condamné à 35 ans de réclusion. A l’annonce de la sentence, le jeune homme de 26 ans a versé quelques larmes sur son sort. Son avocate, Me Aline Salesse, avait bien tenté d’atténuer sa faute incontestée, d’exposer son passé d’enfant violenté, mal aimé, traité comme un « bâtard ». Ce baroud n’y a rien fait : Brichard, en déni total de responsabilité depuis le début de ce procès, niant jusqu’à l’absurde, s’est vu exposer une addition judiciaire à la hauteur de ses crimes et de sa prétention à demeurer le maître des secrets de cette journée tragique du 27 septembre 2009 au cours de laquelle il disposa d’Andy comme d’un jouet sexuel, un punching-ball de chair sur lequel il défoula ses envies irrépressibles de continuer à frapper la mère de l’enfant. Elle, Melissa Serranno Aznar, 22 ans, mère négligente mais pas violente, s’est sans doute fait piéger par les silences de ce mauvais amant de rencontre qui aurait peut-être pu la disculper en avouant tout ce qu’il infligea à Andy. En se taisant, il l’a entraînée

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La mort d’Andy pouvait-elle être évitée ?

Assises du Hainaut La mère indigne qui a laissé mourir son bébé pourrait sortir libre du box des accusés

ÉCLAIRAGE

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« Andy, mort deux fois »

Assises du Hainaut Les accusés coupables de la mort du bébé

Accrochée à son pupitre, l’avocat-général Ingrid Godart avait dit toute l’horreur que lui suscitait le sort réservé à Andy Martini, ce bébé de 17 mois violé et battu à mort par le compagnon de sa mère indifférente : « Ce petit bonhomme ne demandait rien d’autre que de rire, grandir. Il faut mettre un nom sur l’innommable ! ». Et son bras, drapé du rouge de la colère et de sa toge, dressé à sa droite sur l’écran désormais éteint, avait rappelé aux jurés les images atroces de l’autopsie du bambin, de son intimité déchirée, de cette vie à peine commencée broyée par la cruauté de Jonathan Brichard. « Au terme de ce procès, on reste avec cette impression de nausée au fond de la gorge », avait-elle dit en se tournant vers le beau-père et la mère indignes, enferrés dans leurs proclamations d’innocence : lui, soutenant jusqu’à l’absurde « n’avoir rien fait », elle « n’avoir rien vu ». « Par votre lâcheté, lâcha la magistrate, Andy est mort une deuxième fois ! ».

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Et le bourreau se mit à pleurer

Assises du Hainaut Son mariage en prison n’a tenu que 15 jours

Un policier l’avait dit aux jurés : « Jonathan Brichard sait à qui il peut s’attaquer. En prison, avec les gros bras, il se fait tout petit ! » Ses proies, c’était ces adolescentes, ces femmes à peine adultes, chassées sur les chat-box ou sur internet. Trois mots doux informatiques suffisaient à faire croire à ces gamines que la vie réelle serait aussi belle que celle qu’il promettait par les ondes. Son appétit sexuel insatiable les forçait quotidiennement à se soumettre à lui.

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Les mensonges d’une « mère parfaite »

Assises du Hainaut Incompréhensible : à l’hôpital, la maman d’Andy, 17 mois, protégeait le meurtrier de son propre fils

Que fait-on lorsque son enfant est en train de mourir ? Les trois médecins et 8 infirmiers de l’hôpital de Charleroi où le petit Andy, 17 mois, avait été admis le 27 septembre 2009 dans un état désespéré, ont affirmé qu’il « n’y avait pas de règles », que chacun « réagissait selon son tempérament ». Melissa Serrano Aznar, la maman d’Andy, avait un peu pleuré, s’était un peu énervée. Mais elle s’était vite ressaisie, sentant sans doute l’étau des soupçons se resserrer sur elle et son compagnon, Jonathan Brichard, alors qu’au fil des heures apparaissaient, comme de sinistres bourgeons de fleurs maléfiques, les bleus causés par cette séance de coups matinale. Melissa avait fait venir à l’hôpital son amie Evelyne en la faisant passer pour sa sœur : « Elle ne pleurait pas, moi bien. C’était horrible, on voyait bien toutes ces traces de coups », dit la jeune femme. Un infirmier s’était énervé face à la passivité et la froideur de la maman d’Andy, plus préoccupée par ses parlotes à la salle d’attente que par le sort d’Andy : « Madame, allez au chevet de votre enfant ! », lui avait-il enjoint. Melissa semblait bien loin du drame dont elle connaissait sans doute les secrets. Une infirmière se souvient de cette jeune mère, aux épaules basses, au visage disgracieux, au verbe primaire. Elle était assise sur les genoux de son compagnon et auteur présumé des coups mortels à son enfant, Jonathan Brichard. « Ils se donnaient des coups de coude. Ce n’était pas clair du tout. » L’un et l’autre s’étaient accordés pour donner une version uniforme du drame : le petit était tombé accidentellement. Et elle prétendait faussement qu’elle était chez Brichard au moment du drame. lire la suite

Andy : il ne fit rien, elle ne vit rien

Assises du Hainaut Le beau-père nie le viol et le meurtre du bambin de 17 mois

C’est qui Andy ? C’est un « garçon », c’est le « gamin », c’est le « petit », c’est « l’enfant ». Jamais au cours de leur interrogatoire par le président de la cour d’assises du Hainaut Olivier Delmarche, Melissa Serrano Aznar, la mère, et Jonathan Brichard, le bourreau présumé du bambin de 17 mois, n’ont prononcé son prénom. Ce bambin martyrisé, atrocement torturé, semble désormais n’être qu’une pièce de dossier, un petit être déshumanisé auquel ils se refusent, consciemment ou inconsciemment, à reconnaître l’existence en évacuant son prénom.

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Une mutuelle s’est constituée partie civile

Justice. Une rareté au procès de Jonathan Brichard qui s’ouvre ce mardi devant les assises du Hainaut

Une mutuelle – la Caisse d’assurance maladie-invalidité (Caami) – s’est constituée partie civile pour le procès qui s’ouvre ce mardi devant la cour d’assises de Mons : celui de Jonathan Brichard qui répondra de viol, de tortures et de meurtre sur la très fragile personne du petit Andy Martini, un enfant de 17 mois que la compagne de l’accusé avait eu d’un autre lit – poursuivie pour non-assistance à personne en danger, la mère de l’enfant-martyr prendra place, elle aussi, dans le box des accusés. Les faits étaient survenus à Charleroi, rue du Laboratoire, le 27 septembre 2009 (Le Soir de lundi).

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